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La deuxième réunion du Groupe d’analyse des événements ATS de la région Afrique-Océan Indien (AEAG/2) s’est achevée le jeudi 15 octobre 2026, après quatre jours de travaux consacrés à la sécurité de la navigation aérienne.
Près de 800 événements liés aux services de la circulation aérienne (ATS), survenus en 2024 et 2025, ont été examinés à N’Djamena afin d’en identifier les causes profondes et de définir des mesures correctives.
Les représentants des États, des fournisseurs de services de navigation aérienne, des organisations régionales et de l’industrie ont travaillé en trois groupes, associant pilotes, spécialistes de la navigation aérienne, experts des opérations aériennes, des aérogares et des pistes. Cette approche pluridisciplinaire, conforme aux recommandations de la première édition tenue à Libreville, a permis de dégager les facteurs contributifs et les domaines d’action prioritaires. Reste à traduire ces analyses en mesures concrètes, pour éviter que des incidents similaires ne se reproduisent dans les espaces aériens africains.
Lors de la cérémonie de clôture, le directeur général de l’Autorité de l’aviation civile du Tchad (ADAC), Brahim Guihini Dadi, représentait la ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Fatima Goukouni Weddeye. Il a dit la fierté du Tchad d’avoir accueilli une rencontre technique qu’il juge déterminante pour la sécurité de l’aviation civile en Afrique.
« La sécurité de la navigation aérienne ne connaît pas de frontières », a-t-il rappelé. Selon lui, un événement survenu dans une zone de contrôle concerne aussi les espaces adjacents, les équipages et les passagers qui font confiance aux professionnels du secteur.
Il a salué la qualité des échanges, l’esprit de coopération et le professionnalisme des participants, ainsi que l’appui de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), des Autorités africaines et malgache de l’aviation civile (AAMAC) et des organisations régionales de supervision de la sécurité. Il s’est engagé à contribuer à la mise en œuvre effective des recommandations issues de l’AEAG/2.
La cérémonie s’est tenue en présence du secrétaire exécutif des AAMAC, du représentant du directeur régional de l’OACI et du représentant de l’ASECNA au Tchad. Le représentant de l’OACI y a présenté le bilan des travaux.
Chaque événement ATS, incident ou situation à risque, est source d’enseignements. En les examinant collectivement, les pays de la région identifient les causes communes, partagent leurs bonnes pratiques et renforcent leur prévention, au bénéfice des passagers qui survolent chaque jour le continent.
Pour N’Djamena, accueillir cette réunion confirme sa place dans les dialogues régionaux sur l’aviation civile. Les travaux se sont poursuivis dès le lendemain avec la première réunion du TAG/1.Au-delà des sigles, l’enjeu est de bâtir une culture de sécurité partagée entre autorités, organisations régionales, fournisseurs de services de navigation aérienne et partenaires internationaux, pour une navigation aérienne toujours plus sûre dans la région Afrique-Océan Indien.

