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Selon le bulletin humanitaire du mois du juillet et août 2026, publié par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires du Tchad.
L’épidémie de choléra continue de représenter une menace majeure pour la santé publique au Tchad.
Depuis sa déclaration officielle le 24 juillet 2026, la situation s’est aggravée avec une progression rapide du nombre de cas, une extension géographique vers de nouveaux districts et une mortalité toujours élevée.
Le bureau de l’OCHA Tchad informe qu’au 7 septembre 2026, le pays enregistrait 867 cas cumulés et 42 décès, soit un taux de létalité de 4,8 %, largement au-dessus du seuil acceptable de 1 % de l’Organisation mondiale de la santé.
Il précise que la province du Lac demeure l’épicentre de l’épidémie avec 533 cas (61 % des cas nationaux) et 27 décès. Les districts de Kouloudia, Bol, Liwa et Kangalom concentrent actuellement l’essentiel de la transmission.
La situation est particulièrement préoccupante à Kouloudia, où 96 nouveaux cas et 13 décès ont été signalés en une semaine, portant la létalité à plus de 12 %.
Tandis que, la province du Hadjer-Lamis, après l’accalmie observée à Karal, connaît une nouvelle expansion avec l’apparition de foyers dans les districts de Massakory et Mani, démontrant une propagation de la maladie vers de nouvelles zones.
Par contre, à N’Djamena, bien que la situation semble relativement contrôlée grâce aux campagnes de vaccination et aux activités de riposte, une transmission persistante est observée dans plusieurs districts, notamment N’Djamena Nord et N’Djamena Sud.
Pour faire face à cette situation, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires du Tchad recommande entre autres, le renforcement des capacités de prise en charge dans les districts les plus touchés, notamment Kouloudia, Liwa et Massakory et accroître les services d’approvisionnement en eau potable, l’assainissement et la distribution de kits WASH.
Ensuite, il propose d’intensifier la mobilisation communautaire pour favoriser la détection précoce et le recours rapide aux soins tout en renforçant la surveillance et les capacités de laboratoire dans les nouvelles zones affectées.
Il est, enfin utile de mobiliser des financements additionnels pour soutenir durablement les interventions sanitaires, logistiques et communautaires dans la province du Lac et les nouveaux foyers émergents.
Pour l’OCHA, la progression de l’épidémie, l’apparition de nouveaux foyers et le niveau élevé de létalité démontrent la nécessité d’un renforcement urgent de la riposte.
Un appui accru des partenaires humanitaires et des bailleurs demeure essentiel pour contenir la transmission et réduire la mortalité.

