⏱ Temps de lecture : 3 min
Le conseil ordinaire des ministres du jeudi 5 novembre 2026, a examiné et adopté le projet de loi des finances pour l’exercice de l’année 2027 prévoyant des recettes et ressources globales estimées à 3 065 milliards de FCFA, contre 2 275 milliards en 2026, soit une hausse de 35 %.
Au terme des échanges, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, a salué le travail abattu qui a permis la préparation de ce projet. Il a ensuite insisté sur l’exigence de faire en sorte que les crédits annoncés se traduisent véritablement et concrètement par la réalisation d’actions au bénéfice des citoyens.
Le président de la République a rappelé l’impératif du respect des procédures administratives et financières, notamment la passation des marchés publics. « Méthode, discipline et transparence devront, selon ses orientations, guider la gestion des deniers publics », a déclaré le chef de l’Etat.
Tout en instruisant le gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour engager l’exécution budgétaire dès les premiers jours de janvier 2027.
Concernant les dépenses prévisionnelles, elles s’élèvent à 3 002 milliards de FCFA, contre 2 531 milliards l’année précédente, soit une progression de 19 %. Ce projet dégage un solde excédentaire de 63 milliards de FCFA, avant amortissement de la dette et prise en compte des financements.
Par ailleurs, l’effort d’investissement devrait également se renforcer, avec une enveloppe prévisionnelle de 1 426 milliards de FCFA, en hausse de 24 % par rapport à celle de 2026. Cette orientation traduit la volonté des autorités du pays de soutenir les investissements structurants et d’accélérer la transformation de l’économie nationale.
Abordant les questions sécuritaires, le président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno n’a pas manqué d’attirer l’attention du gouvernement sur la persistance des conflits communautaires et intercommunautaires au Tchad. Il a par ailleurs fixé comme priorité pour l’année 2027 de transformer l’ambition financière en résultats tangibles et de préserver les conditions indispensables à la stabilité du pays. « Si le franchissement du cap des 3 000 milliards de FCFA constitue un signal économique important, le véritable défi résidera dans la capacité du gouvernement à convertir ces ressources en infrastructures, en services publics et en améliorations concrètes des conditions de vie des tchadiens », a conclu le chef de l’État, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno.

