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Les travaux du Forum national des autorités traditionnelles, consacré à la prévention et à la gestion des conflits ainsi qu’au renforcement de la cohésion sociale, se tiennent du 29 au 31 octobre 2026 à Mongo, chef-lieu de la province du Guéra.
Ce forum réunit plusieurs autorités traditionnelles venues de l’ensemble du pays. Il vise à examiner les moyens de prévention des conflits communautaires, à renforcer la médiation traditionnelle et à favoriser le règlement pacifique des différends, notamment entre agriculteurs et éleveurs.
Il constitue un cadre d’échanges destiné à valoriser le rôle des chefs traditionnels dans la préservation de la paix, la résolution des conflits et le rapprochement des communautés. L’objectif est de consolider le dialogue, la solidarité et le vivre-ensemble afin de contribuer durablement à la stabilité sociale au Tchad.

Le vice-Premier ministre chargé de l’Administration, M. Limane Mahamat, a dressé un constat sans complaisance : aucune province n’est totalement épargnée par la recrudescence des conflits communautaires, fonciers et agropastoraux. « Des différends qui se réglaient jadis sous l’arbre à palabres se transforment aujourd’hui en affrontements meurtriers, avec des vies fauchées, des champs dévastés, des cases brûlées et des villages désertés », a-t-il déploré, tout en identifiant quatre causes majeures.
M. Limane Mahamat a indiqué que les causes majeures des conflits au Tchad sont, entre autres, la pression sur les ressources naturelles due aux effets du changement climatique et à la croissance démographique ; les litiges fonciers liés à la dualité entre droit coutumier et droit moderne ; la circulation illicite des armes légères combinée à la pression liée aux mouvements de réfugiés ; ainsi que les faiblesses de la gouvernance locale, marquées par la lenteur, l’impunité et l’instrumentalisation des appartenances ethniques et confessionnelles.
De Mongo, Philippe Ruben Adoum

