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Les produits alimentaires, notamment ceux importés, demeurent inaccessibles aux consommateurs de N’Djaména.

En raison de leurs prix très élevés, ils ne sont pas à la portée de toutes les bourses.
Ce samedi 17 octobre 2026, un tour dans les différents marchés de la capitale a permis de constater une forte instabilité des prix des matières premières.

Au marché à mil, situé dans la commune du 4ᵉ arrondissement, les allées et les boutiques regorgent pourtant de marchandises. Il y est difficile de se frayer un chemin entre les gros-porteurs qui déchargent et les pousse-pousse qui transportent les produits vers les magasins.
Sur place, le sac de farine de 25 kg se vend à 22 000 FCFA, tandis que le sac de sucre rouge de 50 kg coûte 32 500 FCFA.

Le carton de macaroni contenant 20 paquets se procure à 8 000 FCFA et celui de spaghetti à 7 000 FCFA. Pour le riz, le sac de 25 kg s’achète à 11 000 FCFA contre 22 000 FCFA pour celui de 50 kg. En revanche, le sac de riz de qualité supérieure, communément appelé « Tigo », grimpe à 32 500 FCFA. L’huile de cuisine, quant à elle, s’achète à 26 000 FCFA pour le bidon de 20 litres et à 7 500 FCFA pour celui de 5 litres. Le sac de sel se négocie à 4 500 FCFA, tandis que le prix du carton de tomates concentrées en sachet varie entre 4 000 et 45 000 FCFA selon le format et la marque.

Assis sur une chaise devant sa boutique, le commerçant Ali Kérim explique les raisons qui justifient cette hausse générale. Il cite, entre autres, le coût élevé du fret maritime sur le marché mondial, les frais de transport entre le port de Douala et N’Djaména, sans oublier les taxes de dédouanement des marchandises.
De son côté, Mahamat Alladji, un autre commerçant, tempère en affirmant que les prix n’ont pas tant augmenté par rapport à l’année dernière : « Nous avons beaucoup de charges et nous devons aussi dégager une marge de bénéfice », justifie-t-il.
Face à cette situation économique difficile, de nombreux chefs de famille rencontrés aux marchés de Dembé et à mil appellent le gouvernement à intensifier la lutte contre la cherté de la vie. Certains proposent notamment la création de magasins généraux étatiques dotés de prix fixes afin de limiter la spéculation sur le marché.

Hapsita Béchir et Salahadine Mahamat

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