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Depuis quelques semaines, la noix de cola, communément appelée « Goro » et importée de l’extérieur du pays, s’achète cher sur les différents carrefours et marchés de N’Djaména.

Ce lundi 19 octobre 2026, il est 10 heures dans une ruelle spécialisée dans la vente de la noix de cola au quartier Blabline, dans le 4ème arrondissement de la capitale.

Les commerçants grossistes étalent leurs marchandises sur des tables. Les colas, répartis en tas de 100 unités dans des sachets plastiques destinés aux détaillants, se vendent désormais à 20 000 Francs CFA, contre 15 000 Francs CFA auparavant. Le prix de la caisse de cola rouge passe, quant à lui, de 12 000 à 15 000 Francs CFA chez les grossistes. Chez les détaillants, la noix de cola à l’unité se vend entre 150 et 250 Francs CFA.

Selon les commerçants, cette hausse des prix s’explique notamment par les difficultés de conservation du produit et le coût élevé du transport.

Très prisée par les consommateurs, la noix de cola est consommée pour ses vertus stimulantes, explique M. Mbodou Ali, commerçant grossiste. Dans les quartiers, la cola habituellement vendue à 100 Francs CFA s’achète aujourd’hui jusqu’à 250 Francs CFA chez les détaillants.

La noix de cola est également un symbole fort de convivialité, incontournable lors des mariages et des baptêmes. Pourtant, acquérir ce produit s’avère aujourd’hui de plus en plus difficile pour les bourses des consommateurs, renseigne Alain, vendeur ambulant de cola et de cigarettes. Selon lui, cette hausse des prix pèse sur leur rendement : « Avant, nous pouvions facilement faire des bénéfices », ajoute-t-il.

Interrogé sur cette situation, M. Idriss Moussa, grossiste, avance des raisons économiques : « L’augmentation du prix de la cola est due aux coûts de conservation et à la cherté du transport ». Un autre vendeur abonde dans le même sens : « Avant, les prix étaient abordables. Mais comme les charges ont augmenté, nous avons également dû réajuster nos tarifs ».

Face à cette hausse, les acheteurs n’ont d’autre choix que de s’adapter. C’est le cas de Mahamat Ousman : « Le prix de la cola a augmenté, mais nous n’avons pas le choix. Nous sommes obligés d’acheter parce que nous en avons besoin ».

Hapsita Béchir

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