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Le Conseil National des Affaires Islamiques (CNAI) du Tchad, a commémoré ce dimanche 13 septembre 2026, à la Grande Mosquée Roi Fayçal de N’Djamena, la naissance du Prophète Muhammad (PSL), correspondant au 1er Rabi al-Awwal 1448 de l’Hégire.

Plusieurs fidèles musulmans de la confrérie Tidjaniya de la capitale, ainsi que ceux venus des localités environnantes de la capitale, ont pris part à cette célébration, placée sous le thème « Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour les mondes ».

Cette commémoration est marquée par la lecture du Saint Coran, des poèmes et des invocations (douas).
Le président du Conseil National des Affaires Islamiques, cheikh Abdadaïm Abdallah Ousmane a souligné que la commémoration de la naissance du Prophète Muhammad (PSL) constitue bien plus qu’un simple rappel historique, car pour lui, elle doit être considérée comme l’occasion de renouveler l’engagement des fidèles envers ses enseignements, ses valeurs et ses nobles qualités, notamment la paix, la justice, la fraternité et la miséricorde. « Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers », a-t-il lancé.

Il a rappelé que le Tchad est un pays marqué par la diversité de ses communautés, de ses langues, de ses cultures et de ses composantes sociales. D’après lui, cette diversité ne doit pas être perçue comme une source de division, mais comme une richesse pouvant contribuer au renforcement de la cohésion nationale. « Nous sommes divers dans nos origines sociales, mais nous sommes égaux dans la citoyenneté. Nous sommes divers dans nos cultures, mais unis par notre patrie », a-t-il déclaré.

Le président du CNAI a invité les savants, imams, prédicateurs, éducateurs, intellectuels, médias et chefs traditionnels à jouer pleinement leur rôle dans la sensibilisation de la population, particulièrement les jeunes, afin de prévenir les discours de haine et les divisions communautaires. « Le Tchad nous rassemble. Nous devons être unis dans ce pays », a-t-il insisté.

Cheikh Abdadaïm Abdallah Ousmane a exhorté la population à éviter les discours tribaux, les insultes, la diffamation, la haine et les accusations infondées. Pour lui, qualifier un musulman de mécréant ou d’associer est une question grave qui ne doit pas être prise à la légère. « Soyez une génération qui porte le savoir plutôt que les armes. Le savoir construit, tandis que les armes détruisent », a-t-il conseillé, tout en encourageant les responsables des écoles coraniques à poursuivre leurs efforts en faveur de la formation et de l’éducation des jeunes.

Pour le président du Conseil National des Affaires Islamiques, la célébration du Maouloud constitue ainsi un moment de réflexion et de sensibilisation autour de la paix, de la fraternité, de l’unité nationale, de l’éducation et du vivre-ensemble au Tchad.

Salahadine Mahamat Hassan

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