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À quelques jours du début du mois saint de Ramadan, les marchés de N’Djaména vibrent au rythme des préparatifs.

Les denrées alimentaires abondent, les clients se bousculent devant les boutiques et les étals, sur fond de hausse des prix de certains produits.

L’ambiance est particulièrement animée dès les premières heures de la matinée de ce jeudi 12 février 2026, notamment au marché de Dembé, transformé en véritable carrefour d’échanges.

Femmes et hommes, vendeurs comme acheteurs, s’y pressent pour préparer au mieux l’arrivée du mois béni.

Les étals débordent de produits indispensables à la préparation des repas de rupture du jeûne : tamarin, oseille rouge, gingembre, pénicillaire, riz, sucre, arachides grillées, entre autres.

Si l’affluence est remarquable, les ventes restent toutefois timides.

Du côté des acheteurs, l’objectif est clair constituer des réserves suffisantes afin d’éviter les pénuries et les hausses de prix pendant le Ramadan.

« Nous préférons acheter maintenant, car les prix de certains produits sont encore abordables », confie Mme Amina Mahamat.

Même son de cloche pour dame Maïmouna Ali, rencontrée devant une boutique au marché de Mil : « Le riz, le sucre, le tamarin et l’arachide sont indispensables pendant le Ramadan. »


Entre-temps, certains produits connaissent déjà une flambée des prix.

Le sac de sel se négocie actuellement entre 9 000 et 10 000 francs CFA, contre 3 500 à 4 000 francs CFA il y a un mois. « Le sel nous revient très cher », déplore Allamine Mocktar, commerçant au marché de Mil.

Abdoulaye Moussa, vendeur de riz et de sucre au marché de Dembé, espère quant à lui une amélioration des ventes dans les prochains jours. « Le marché est envahi par des clients qui regardent, comparent les prix et repartent parfois sans rien acheter. Nous espérons faire de bonnes affaires d’ici le début du Ramadan », souligne-t-il.

Sagnoudji Francine

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