jeudi, juin 13, 2024
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UEAC – Cémac : le projet de budget 2022 examiné par les ministres en charge des finances

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Une session extraordinaire du Conseil des ministres de l’Economie et des Finances de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC) s’est tenue ce 28 février dernier à Yaoundé.

Elle est consacrée à l’examen et l’adoption du projet de budget de la sous-région Cémac pour l’exercice 2022.

Le montant soumis à l’appréciation des ministres s’élève à plus de 94 milliards 200 millions de FCFA en recettes et dépenses, pour les institutions, institutions spécialisées et agences d’exécution de la CEMAC. Plus de 70 % de ce budget- soit 64 milliards 459 millions 559 mille Fcfa, devrait provenir des recettes de la Taxe Communautaire d’intégration (TCI). Le budget 2022 est en hausse de 5,59 % contrairement à celui de 2021.

Le président de la Commission de la Cémac, Pr Daniel Ona Ondo, explique cela par la prise en compte des indemnités de fin de mandat des différents responsables des Institutions communautaires. Également, par la prévision de l’apurement de la dette due à l’Union européenne. Il est prévu un renforcement du recouvrement de cette taxe communautaire et l’accroissement des ressources extérieures. Aussi, la réduction des charges de fonctionnement et l’encadrement des charges sociales pourront permettre de supporter les charges.

Le président de la Commission de la Cémac, Pr Daniel Ona Ondo, a rappelé que « l’examen du projet de budget pour l’exercice 2022 revêt un caractère particulier. En effet, il intervient dans cette période troublée par un contexte économique difficile et de crise de la Covid-19 dont les effets ont un impact non négligeable, pour nos Etats membres, nos entreprises comme pour les populations ».

Le projet de budget selon le président est la conséquence du chantier des réformes institutionnelles engagées aussi bien pour l’UMAC que pour l’UEAC dans la consolidation de l’intégration régionale en zone CEMAC. « Ces réformes se traduisent nécessairement par une augmentions des charges et à contrario, un faible niveau de recouvrement de la TCI, la soutenabilité budgétaire se trouve en danger » soutient-il.

Brahim Guihini Dadi « J’ai fini ma mission à Royal Airways »

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Dans une interview exclusive accordée à N’Djaména Actu, l’ancien directeur général de la compagnie aérienne Royal Airways, M. Brahim Guihini Dadi, a exposé les raisons de son départ et a dressé le bilan de son mandat à la tête de cette compagnie. Interview.

Bonjour monsieur le directeur général, pourquoi avez-vous quitté votre poste de Directeur Général Royal Airways ? Nous avons appris sur la toile que vous été limogé ?

Brahim Guihini Dadi : Comme je l’avais souligné dans mon annonce relative à mon départ de la compagnie, je tiens à rappeler que c’était le 2 mars 2023 que j’ai été appelé à la tête de la compagnie naissante à l’époque pour poursuivre sa certification auprès de l’Autorité de l’Aviation Civile puis lancer son exploitation aérienne. Après un travail d’arrache-pied avec mon équipe « projet », le Certificat de Transporteur Aérien (appelé CTA) nous a été délivré le 24 juillet 2023.
Les opérations ont effectivement lancé le 21 novembre 2023, précédées d’un vol inaugural intervenu le 7 novembre 2023. Jusqu’au mois de mai 2024, nous avons assuré précisément 117 vols domestiques à destination de cinq aéroports de l’intérieur et transporté plus de 5 889 passagers.
Étant fonctionnaire de l’ASECNA en position de détachement et estimant avoir rempli ma mission que l’on m’a confiée – l’oiseau vole à présent de ses propres ailes. J’ai demandé depuis février 2024 au PCA de la compagnie mon intention de rejoindre la maison mère (ASECNA) où je totalise près de 20 ans d’ancienneté. En mai 2024, un DGA a été nommé et nous avons passé le service.
J’ai été éperdument surpris de lire ce grossier montage d’une page Facebook d’un scénario facétieux qui n’est sorti que de l’imagination de l’auteur. La règle basique en journalisme exige que lorsqu’on gère un organe de presse, il faut se rapprocher de la source pour établir l’équilibre de l’information. Ni moi-même ni la compagnie n’a été contacté pour connaître la vérité.
Comme le but est autre que d’informer, l’auteur de l’article a échafaudé honteusement son scénario et l’a balancé. Avec Royal Airways ainsi que ses dirigeants, nous sommes séparés sur de très bons rapports avec à l’appui une lettre de félicitations qui m’a été adressée par le Président du Conseil d’Administration. Nous gardons d’excellentes relations qui avaient été nouées grâce à l’ambition que nous avons de lancer une compagnie prospère au Tchad.

Donc ce n’était pas à cause de l’opinion politique de votre épouse que vous avez été démis de votre fonction ?

Brahim Guihini Dadi : Rien de plus faux. Certes, j’ai été par le passé démis de mes fonctions, deux fois à l’ADAC. Mais cette fois-ci je ne l’ai pas été. J’ai fini ma mission à Royal Airways et nous avons mis terme à mon contrat. Aussi, le Tchad n’est-il pas un pays démocratique qui vient de sortir d’une période de transition par l’organisation des élections présidentielles démocratiques ? La démocratie c’est la pluralité d’opinion. Même dans le cas où la femme a une opinion différente de celle de son mari ou du parti au pouvoir, je ne pense pas que cela soit aux yeux du Chef de l’Etat, garant de la Constitution, un crime de lèse-majesté qui nécessite qu’on limoge de la direction d’une société privée un citoyen qui se trouve être l’époux de cette dame ? Vous ne voyez pas que c’est tordu ? C’est juste un mensonge et un prétexte pour dénigrer comme d’habitude notre démocratie et le régime en place.

Quels sont vos souhaits pour le secteur de l’aviation civile au Tchad ?

Brahim Guihini Dadi : Notre pays est encore fragile. Il a besoin des efforts et contributions de toutes ses filles et tous ses fils. Notre pays jouit également d’une position géostratégique extraordinaire qui fait du Tchad le hub idéal et naturel. Nous pouvons avoir la plus prospère et efficace compagnie aérienne. Partout où je me trouverai, je lèverai un œil vers le ciel pour voir un avion de Royal Airways immatriculé TT passer. Ce sera toute ma fierté qui fera vibrer ma fibre patriotique.

Mahamat Adoum Issa

Faits divers : Des parents d’une fille attaquent un boutiquier qui prend fuite

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Une boutique au quartier Madjorio, dans la commune du 1 arrondissement de N’Djaména, a été prise d’assaut par un groupe de personnes, la scène s’est déroulée le dimanche dernier aux environs de 20 heures.

Ce sont des parents d’une jeune fille, qui accuseraient le boutiquier d’avoir tenté de violer leur enfant. La jeune fille vendait de la glace à proximité de la boutique. D’après des témoins de la scène,bles parents, très furieux, étaient arrivés pour saccager la boutique.

lls ont détruit à moitié la boutique, en jetant certains articles dans la rue. Il a fallu l’intervention de la police du Commissariat de Sécurité Publique n°1 (CSP 1), pour calmer la tension.

Malgré l’arrivée de la police, le boutiquier en question est resté introuvable. Il n’est pas revenu de sa fuite.

Le Progrès

Société : Un homme décède au commissariat du quartier Leclerc

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Un détenu est décédé ce dimanche 9 juin 2024, au commissariat du 4ème de N’Djaména. Pour le moment, les circonstances de sa mort ne sont pas élucidées.

Les parents de la victime refusent de retirer le corps de leur proche. lls exigent que lumière soit faite, avant de procéder à I’inhumation. Une autopsie a été demandée sur ordre du procureur de la République.

Au commissariat du 4ème arrondissement, les policiers n’ont pas voulu commenter cette situation. Toutefois, d’après ses proches, l’homme a été arrệté, il y a plus d’un mois et gardé à vue, pour nécessité d’enquête.

On a retrouvé, dans son téléphone, un numéro qui l’aurait appelé à quatre reprises. Ce numéro, dit-on, appartiendrait à un homme qui fait partie d’un groupe de malfaiteurs. Ces proches indiquent que, depuis son arrestation, des démarches ont été engagées pour qu’il soit transféré à la justice, mais en vain.

La semaine passée, l’un de ses frères, qui a constaté que son état de santé n’allait pas bien, aurait demandé qu’on le libère pour qu’il puisse aller prendre des soins.

Mais les responsables du commissariat auraient refusé. Les parents se disent surpris que la police puisse garder quelqu’un pendant plus d’un mois, dans un commissariat, alors que la loi n’autorise que 48 heures de garde à vue, sauf dérogation autorisée par le procureur de la République.

Le Progrès

Sahel : l’UNHCR cherche 243,4 milliards de FCFA pour faire face à la crise humanitaire

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Selon les données d’avril 2024, dans les pays du Sahel central, à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger, plus de 3,3 millions de personnes ont été déplacées de force en raison de conflits incessants, aggravés par les effets de plus en plus sévères de la crise climatique. 

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a récemment tiré la sonnette d’alarme sur la crise humanitaire grandissante au Sahel, où plus de 3,3 millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers dans les pays du Sahel central.

Dans cette région, près de 1,9 million de personnes ont fui leur domicile au Burkina Faso, avec environ 117 600 réfugiés cherchant refuge dans les pays voisins.

Au Mali, près de 400 000 personnes sont déplacées, tandis que plus de 100 000 réfugiés sont en Mauritanie, 70 000 au Niger et près de 40 000 au Burkina Faso.

Au Niger, environ 354 000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, tandis que 94 000 personnes se sont réfugiées dans les pays voisins, principalement du Mali.

Face à cette crise sans précédent, l’UNHCR fait appel à la communauté internationale pour maintenir l’aide pendant les périodes d’instabilité afin d’éviter une détérioration de la situation humanitaire. Il mise également sur une approche conjointe entre les acteurs humanitaires, de développement et de paix, avec une réorientation des fonds vers les organisations locales pour une réponse plus efficace. Enfin, il souhaite la planification de solutions à long terme pour fournir une assistance humanitaire vitale tout en renforçant la résilience des personnes déplacées et des communautés hôtes.

Pour répondre à ces besoins critiques, l’UNHCR a lancé un appel à la communauté internationale pour obtenir un financement d’environ 243,4 milliards de Francs CFA afin de couvrir les besoins humanitaires au Sahel, en mettant l’accent sur la protection, l’assistance et les solutions durables pour les personnes déplacées et les communautés d’accueil.

Dans son dernier rapport, le Conseil Norvégien pour les Réfugiés (NRC) a placé le Burkina Faso, le Mali et le Niger parmi les crises de déplacement les plus négligées au monde, soulignant l’urgence d’une action internationale concertée.

APANEWS

Tabaski 2024 : peu de moutons sur les marchés de N’Djaména

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À moins d’une semaine de la célébration de la fête de Tabaski, également connue sous le nom de fête des moutons, une diminution notable du nombre des ovins est observée sur les différents marchés de la capitale, en particulier celui des moutons.

Dans ces marchés, les enclos sont presque vides et, malgré leurs prix élevés, les moutons proposés à la vente n’ont pas été suffisamment engraissés, en raison de la mauvaise répartition des précipitations de l’année précédente.

Cette situation a eu un impact sur le coût de l’alimentation du bétail, notamment le son et le tourteau, qui sont devenus excessivement onéreux pour les éleveurs.
Le prix des moutons importés des provinces varie entre 60 000 et 85 000 francs CFA, en fonction de leur poids. Quant à ceux élevés localement, ils sont plus de chairs et se vendent entre 100 000 et 125 000 francs CFA.

Contrairement aux années antérieures, le prix des moutons pour l’année 2024 a augmenté sur les différents marchés de bétails de N’Djaména. Sur les marchés de Diguel N’gabo, Diguel Zafaye, Goz à tor et celui nouvellement créé à la sortie nord de la capitale vers Lamadji, l’engouement est moindre et l’ambiance est timide. Les démarcheurs, dockers et transporteurs sont découragés par la rareté des moutons sur les marchés, une période pourtant propice pour eux de faire des bonnes affaires.

Ce dimanche 9 juin 2024, au marché de Diguel N’gabo, les gros porteurs déchargent des moutons. « Nous avons parcouru les marchés hebdomadaires de Mongo, Am-Timane, Bokoro, Abéché pour acquérir quelques moutons », confie Allamine Barkaï, commerçant de bétails, visiblement fatigué. Il assure que d’autres camions sont en route vers la capitale.

M. Abdramane Boby, secrétaire du marché des bétails de Diguel N’gabo, déclare que les éleveurs partis chercher de l’alimentation pour leurs bétails en Centrafrique seront bientôt de retour et que le prix des moutons devrait alors diminuer.
Il justifie l’augmentation des prix, entre autres, par la mauvaise pluviométrie et le sac de tourteau se vendant entre 25 000 et 30 000 francs CFA. « L’exportation des bétails vers les pays voisins, tels que le Cameroun et le Nigeria, n’est profitable ni pour l’État, ni pour les commerçants, et encore moins pour la population qui peine à payer son mouton », explique M. Boby.

Pour l’instant, les clients se font rares sur le marché. M. Moussa Abderassoul, démarcheur au marché des bétails de Diguel Ngabo, espère que les affaires reprendront bientôt leur cours normal.

De son côté, M. Souleymane Zakaria, délégué du marché de bétail de Diguel Château, soutient que le coût du transport a augmenté avec celui du carburant et les commerçants devront donc calculer leurs dépenses pour fixer le prix de leurs moutons.

Nécrologie : Deux étudiants tchadiens décèdent en Guinée Conakry

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L’Association des Élèves, Étudiants et Stagiaires Tchadiens en Guinée Conakry annonce avec le décès de Hassan Adoum Outman, étudiant en troisième année en informatique à l’Université Kofi Annan de Guinée, survenu le 8 juin 2024 à Conakry.

Ce décès survient seulement une semaine après celui d’un autre étudiant tchadien en Guinée, Monsieur Sana MAHO ARSÈNE, étudiant en cinquième année de médecine dans la même université, survenu le 1er juin dernier.

Société : le handicap visuel d’Hissein n’estompte pas ses ambitions

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Hissein Mahamat, qui a perdu la vue dès l’âge de trois ans, suite à une maladie, ne baisse pas les bras, malgré son handicap. Il se distingue des autres déficients visuels par ses actions particulières. Au lieu de mendier, comme tant d’autres, il a préféré se lancer dans le commerce pour subvenir aux besoins de sa famille.

Âgé 30 ans, ce père de trois enfants se déplace sans guide. Chaque jour, il se rend, seul, de son domicile, au quartier N’Djari Kawass, dans le 8ème arrondissement, à Nguéli, dans le 9ème arrondissement, pour ses activités. Malgré les embouteillages, il s’arrange à s’en sortir.

Ce samedi 1er juin 2024 au marché de Dembé, aux environs de 17 heures, Hissein, seul, un panier en main, est épuisé, après avoir parcouru une longue distance. Il demande de l’aide pour se rendre à la station des bus de N’Djari. Un jeune, se trouvant à côté, décide de lui faire traverser la rue. « En sortant seul de la maison, je ne me soucie de rien. Je sais que je trouverais quelqu’un qui va m’aider. Les Tchadiens sont gentils. Chaque fois que j’interpelle quelqu’un, personne ne refuse », reconnaît-il.
Des cas de vols, d’agressions, entre autres, ne découragent pas Hissein.

A Nguéli, il achète du savon, du sucre, du détergent, qu’il vient revendre aux boutiquiers de son quartier. Une partie de ses bénéfices est économisée pour parer à d’éventuels besoins.
Hissein a l’ambition d’ouvrir une grande boutique. Son objectif est de devenir un grand opérateur économique. «Je ne m’inquiète pas. Malgré les difficultés, je tiens bon», confie Hissein Mahamat.
Ancien élève du Centre de Ressources pour Jeunes Aveugles (CRJA), Hissein rêvait de faire de longues études. Mais, faute de soutien, il a dû raccrocher en classe de CM2. «J’ai été contraint de quitter le banc de l’école, pour chercher quelque chose qui pourra me rapporter de l’argent », dit-il. Hissein Mahamat a perdu ses parents biologiques quand il était encore très jeune.

Le Progrès

Politique : Le GCAP lance une nouvelle stratégie pour intensifier sa lutte pour la démocratie

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Le Front de Résistance pour les Élections Libres et Transparentes, issu du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (FRELIT-GCAP), a exigé, lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 7 juin 2024 à N’Djaména, une gouvernance exemplaire des ressources publiques et le renforcement des institutions. Parmi les réformes demandées figurent la modification de la constitution, ainsi que celle de l’ANGE et du Conseil Constitutionnel.

Ils réclament également le retrait de certaines dispositions du code électoral, notamment les ordonnances (08, 09, 10, 11) relatives à l’état d’urgence, aux attroupements, aux réunions publiques et aux manifestations sur la voie publique.

Les membres du FRELIT-GCAP ont annoncé une nouvelle stratégie de lutte démocratique nommée “Town Hall Meeting”, qui se traduit par “réunions publiques”. Ces réunions ont pour but le partage d’informations : “Les politiciens s’en servent pour communiquer sur les politiques, les initiatives et les propositions législatives, tandis que les citoyens ont l’opportunité de demander des éclaircissements ou d’exprimer leurs opinions”, explique M. Nassour Ibrahim Neguy Koursami.

Il souligne que le “Town Hall Meeting” est une stratégie innovante de communication avec la population, visant à unir les Tchadiens autour d’un objectif commun : changer le pays, démanteler la dictature et bâtir une nation pour tous les Tchadiens, et non pour une famille ou une communauté unique.
À travers les “Town Hall Meetings”, le FRELIT-GCAP initie une série d’activités de sensibilisation et de formation à N’Djaména et dans les provinces.

Selon Nassour Ibrahim Neguy Koursami, dans un contexte de dictature, la sensibilisation représente un phare d’espoir, illuminant la voie vers l’émancipation. Ils aspirent ainsi à éveiller la conscience collective, à susciter un esprit d’unité, de résilience et d’exigence de liberté, ouvrant la voie à un avenir plus démocratique.

Le Front de Résistance pour les Élections Libres et Transparentes, issu du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (FRELIT-GCAP), prévoit également d’organiser une série de formations axées sur la démocratie, afin de poser les fondations d’un avenir où la voix du peuple peut façonner son propre destin, favorisant ainsi une compréhension collective des droits et des libertés.

les amis

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Bac-BEF 2024 : Les élèves en classe d’examens s’activent

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Les élèves des classes d’examen, notamment ceux de 3ème et terminale poursuivent les activités pédagogiques en vue de mieux affronter les examens de fin d’année. Pendant ce temps, ceux des classes intermédiaires tant du public que du privé observent déjà les vacances.

Du Lycée de la Liberté aux Lycées Félix Eboué et Technique Commerciale en passant par le Lycée de la Paix et celui de la Concorde, les activités pédagogiques battent leur plein, pour les élèves en classes d’examens.

Les enseignants s’efforcent de rattraper les heures perdues à la suite des perturbations dues aux grèves répétitives intervenues dans le secteur de l’éducation en début d’année scolaire. « J’ai donné deux heures de cours aux élèves de la classe de terminale D et j’en ai profité pour faire quelques exercices types Bac, afin de bien préparer mes élèves », confie un professeur de biologie, d’un établissement privé.

La situation est identique à celle des établissements scolaires publics visités ce mercredi 5 juin 2024. Les élèves en classe d’examens suivent les cours. Certains forment de petits groupes de causerie dans la cour.
«Nous n’avons pas encore libéré les élèves, en raison du retard accusé dans l’exécution du programme scolaire, perturbé par la grève des enseignants qui a duré quatre mois. Les enseignants s’emploient à préparer les devoirs et à finaliser les bulletins de notes de ceux des classes intermédiaires dans les plus brefs délais », informe Mme. Laradoum Eulalie, proviseure du Lycée de la Paix. Selon elle, les enseignants se concentrent sur l’essentiel et certains proposent des cours de rattrapage jusqu’à 15 heures avant de libérer les élèves.

Le surveillant général du Lycée de la Liberté, M. Vamsign Menann Valérie, indique que les élèves des classes intermédiaires ont été libérés et ceux en classe d’examen continuent les cours. Car, dit-il, une bonne partie du programme scolaire a été abordée par les enseignants.

Mais au Lycée de la Concorde, la cour est déserte. Toutefois, quelques élèves travaillent sur des exercices se disent prêts à affronter le Baccalauréat, malgré les perturbations. « Nos enseignants ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour que nous puissions affronter les examens. Pour le reste, nous allons poursuivre nos propres recherches pour bien préparer le bac », expliquent Mahamat et Enock, élèves dudit établissement.

Parallèlement, des cours de soutien sont organisés dans plusieurs établissements pour la remise de niveau.