⏱ Temps de lecture : 3 min
À travers une conférence de presse ce lundi 26 octobre 2026, le Sommet international Bien-être et Business 2026 est officiellement lancé.
Placé sous le thème « Entreprendre, bien-être et innovation : des solutions durables pour les emplois et l’autonomisation des jeunes au Tchad », il vise à faire de l’entrepreneuriat une voie réelle d’insertion économique pour la jeunesse. Il se tiendra du 5 au 7 novembre 2026 à l’Hôtel de l’Amitié à N’Djamena.
Sommet repose sur deux temps forts.
Le premier est un séminaire de formation intensive, les 5 et 6 novembre, de 8 h à 16 h, pour 150 jeunes entrepreneurs, étudiants et femmes entrepreneures, dont 50 seront pris en charge. Chaque participant repartira avec un plan d’action à 90 jours.
Le second est la Soirée Bien-être et Business, le 7 novembre : 500 personnes, deux panels de haut niveau, remise des attestations et réseautage avec les décideurs économiques.
Pour Dr Solmem Marina, Coordinatrice du Sommet, l’initiative répond à un paradoxe où malgré une croissance de 5,6 % en 2025 selon la Banque mondiale, l’informel représente 97 % des emplois. Elle rappelle que le chômage au sens élargi atteint 18,4 % et que 42,3 % des jeunes de 15 à 24 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation.
Elle a insisté sur la place des femmes, dont 51,2 % des 15-24 ans sont hors emploi, études et formation. Cette priorité ajoute-t-elle, sera appliquée à la fois dans le choix des participants et dans celui des intervenants.
La Coordinatrice du Sommet, la Dr Solmem Marina, s’est engagée à publier un bilan chiffré à l’issue de cette première édition, notamment les activités lancées dans les 90 jours, les projets formalisés, les financements et partenariats obtenus. Elle ambitionne de faire du Sommet un rendez-vous annuel et de positionner le Tchad comme référence régionale en matière d’entrepreneuriat et d’insertion de la jeunesse.
De son côté, M. Kemta Kemguerbaye, 1er rapporteur du Conseil économique, social, culturel et environnemental (CESCE), a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans le développement socio-économique du pays, tout en appelant à repenser l’employabilité, la formation et l’esprit d’entreprise. Selon lui, il faut cesser de voir les jeunes uniquement comme l’avenir. « Si on ne le prend pas dans le présent aux jeunes, l’avenir ne pourra pas se construire », a-t-il averti.
M. Kemta Kemguerbaye, a mis en garde contre l’idée reçue selon laquelle l’État devrait être le premier employeur, tout en rappelant que l’insertion professionnelle ne passe pas uniquement par la fonction publique, et les jeunes diplômés doivent se demander ce qu’ils peuvent créer par eux-mêmes grâce à la formation et aux séminaires.
Il a encouragé la culture entrepreneuriale dès le plus jeune âge. « L’entrepreneuriat ne s’improvise pas […] Il ne faut pas attendre à avoir des gros moyens avant de commencer, il faut se lancer à partir de petits moyens », a-t-il soutenu.

