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La Commune du 4ᵉ Arrondissement de N’Djamena a officiellement lancé, ce vendredi 23 octobre 2026, les travaux de révision de son Plan de Développement Communal (PDC).

La cérémonie s’est tenue dans l’enceinte de la mairie, en présence de la représentante de la Déléguée générale du Gouvernement auprès de la Commune de N’Djamena et des administrateurs délégués des arrondissements.

Prévu sur une période de 12 semaines, ce plan fera l’objet d’un suivi régulier. De plus, le lien entre le PDC, le programme annuel d’investissement et le budget communal sera renforcé afin de faciliter la réalisation des projets. L’ambition affichée est d’élaborer un plan réaliste, chiffré et réalisable, capable d’orienter les investissements, de faciliter la mobilisation des ressources et de renforcer la collaboration avec l’État et les partenaires techniques et financiers.

Cette révision permettra d’évaluer les acquis et les limites du document précédent, d’actualiser le diagnostic des quartiers et de définir des priorités en étroite collaboration avec l’ensemble des populations et des acteurs locaux, notamment les élus, services municipaux, femmes, jeunes, commerçants, personnes vivant avec un handicap, chefs de carré, organisations de la société civile et autres forces vives.

Concrètement, des consultations seront organisées auprès des ménages et des différentes composantes de la commune afin de recueillir les préoccupations et les propositions des habitants.

Le précédent plan est arrivé à terme en 2025. Il revenait donc à la commune d’en élaborer un nouveau, qui guidera l’action communale pendant les cinq prochaines années. Ce travail est accompagné par le cabinet Kourya Business Consulting.

Pour l’adjoint au maire et président du comité d’organisation, Oumar Brahim, le PDC est la boussole de la commune qui fixe les priorités, oriente les investissements et sert de référence aux partenaires. Cette tâche, a-t-il insisté, ne sera pas celle de quelques-uns, mais l’œuvre de tous, notamment les élus, services techniques, chefs de quartier, autorités traditionnelles et religieuses, femmes, jeunes, opérateurs économiques et partenaires.

M. Oumar Brahim a invité les participants à s’impliquer activement dans les échanges de la journée et dans les étapes à venir. Leurs idées, leurs attentes et leurs propositions, a-t-il souligné, feront du nouveau PDC un document véritablement partagé, réaliste et utile à tous.

Lançant officiellement les travaux, le maire du 4ᵉ Arrondissement, Adam Moussa Adam, a rappelé que le développement de la commune est une responsabilité collective qui exige la participation de tous, et que le PDC constitue la feuille de route pour orienter les investissements et définir les priorités du territoire.

Il a dressé la liste des défis auxquels la commune est confrontée. Il s’agit de l’assainissement, la voirie, l’accès à l’eau potable, l’éclairage public, l’éducation, la santé et la gestion des déchets. À cela s’ajoutent les inondations, la protection de l’environnement, l’emploi des jeunes et l’autonomisation des femmes. Face à ces enjeux, le maire Adam Moussa Adam a plaidé pour dépasser les interventions ponctuelles et privilégier une planification rigoureuse, fondée sur des priorités clairement définies.

Le chef de l’Exécutif communal entend conduire le processus dans un esprit de transparence, de responsabilité et de concertation. Il a précisé que ce plan ne sera ni celui du maire ni celui du seul Exécutif communal, mais celui de toute la commune, élaboré avec les populations et à leur service.

Adam Moussa Adam a appelé l’ensemble des populations à participer activement à la démarche. Il a demandé aux conseillers municipaux, aux chefs de carré, aux délégués de quartier, aux autorités traditionnelles et religieuses, aux associations de femmes, aux organisations de jeunes et à la société civile de contribuer pleinement à la mobilisation des citoyens. Aux cadres et agents de la commune, il a demandé rigueur et collaboration avec les équipes techniques, afin qu’aucune composante de la commune ne soit laissée de côté.

Selon lui, le plan devra contribuer à améliorer le cadre de vie, renforcer les services sociaux de base, promouvoir l’assainissement, mieux gérer les déchets, prévenir les conséquences des inondations et soutenir les initiatives économiques locales.

Il a appelé les participants à faire de cette révision un véritable engagement collectif pour bâtir une commune mieux aménagée, plus propre, plus résiliente et davantage attentive aux besoins de ses habitants.

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