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En prélude à la célébration de la Journée mondiale de la radio, le président de l’Union des Radios Privées du Tchad (URPT), M. Allah-Issem Ange, a animé un point de presse ce jeudi 12 février 2026 à la Radio FM Liberté de N’Djaména.

Placée sous le thème « La radio et l’intelligence artificielle (IA) : l’IA est un outil, pas une voix », l’édition 2026 vise à promouvoir la radio comme un outil essentiel d’information, d’éducation, de divertissement, de débat démocratique et de valorisation de la diversité culturelle.

Le président de l’URPT a rappelé que la Journée mondiale de la radio encourage la coopération internationale entre radiodiffuseurs, valorise les radios de proximité et promeut la liberté d’expression ainsi que l’accès libre et équitable à l’information.

Selon lui, malgré l’essor du numérique, la radio demeure l’un des médias les plus accessibles et les plus utilisés, notamment dans les communautés rurales. « Au Tchad, la radio reste le média de proximité par excellence, capable de toucher les zones les plus reculées », a déclaré M. Allah-Issem Ange.

Il estime que l’intégration de l’intelligence artificielle offre des opportunités considérables, notamment pour améliorer la qualité sonore, la transcription et la gestion des contenus.

Toutefois, il insiste sur le fait que l’IA ne doit en aucun cas remplacer l’éthique, le jugement humain et la responsabilité éditoriale qui constituent la force des radios privées. « L’IA est créée par l’Homme. C’est l’Homme qui la programme et la gère », a-t-il ajouté.

Poursuivant son intervention, il a souligné que « dans chaque ville, village et quartier, la radio reflète les réalités locales, donne la parole à ceux que l’on entend rarement et valorise les cultures qui font la richesse de la société tchadienne ».

Le président de l’URPT a également relevé que de nombreuses radios fonctionnent grâce à des bénévoles passionnés, des hommes et des femmes convaincus du pouvoir de la communication pour transformer le quotidien. Il a ainsi lancé un appel à un appui institutionnel et financier renforcé afin de permettre aux radios privées de survivre dans un contexte économique précaire et de s’adapter aux nouvelles exigences technologiques.

« La radio doit rester un espace de dialogue et de paix, libre de toute pression », a conclu M. Allah-Issem Ange.

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