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Dans le but de présenter le Programme Schindel Emploi Sahel, et sensibiliser les acteurs du secteur de l’élevage, et les partenaires sur les activités du Programme Schindel Emploi Sahel au Tchad, une conférence citoyenne s’est tenue ce mercredi, 4 février 2026, au ministère de l’Élevage et des Productions animales (MEPA), en présence du secrétaire général adjoint du MEPA, M. Abdel Latif Awad Fizzani, ainsi que plusieurs acteurs du secteur de l’élevage.
La conférence vise à présenter à l’opinion nationale un programme jugé hautement stratégique, axé sur la réduction de l’exportation du bétail sur pied au profit de la valorisation locale et de l’exportation de la viande.
Dans son discours préliminaire, la présidente exécutive de la plateforme Schindel Sahel, Mme Maïmouna Boureima, a expliqué que le programme schindel emploi sahel ambitionne d’appuyer les initiatives gouvernementales dans le développement du sous-secteur de l’élevage. Selon elle, ce secteur représente un levier stratégique de création d’emplois et d’auto-emplois pour les jeunes, tout en favorisant une production durable de richesses à travers les filières viande et lait.
Pour elle, une attention particulière est accordée à l’autonomisation des femmes rurales, à travers des approches innovantes telles que « One Woman/One Beef » et « One Family/One Cow », visant à renforcer leur participation économique et sociale. Mme Maïmouna Boureima a précisé que le programme entend contribuer à la promotion du secteur privé tchadien et sahélien, en encourageant une dynamique de solidarité entrepreneuriale autour des enjeux de souveraineté alimentaire, énergétique et d’industrialisation.
Pour sa part, le Secrétaire général adjoint du MEPA, M. Abdel Latif Awad Fizzani, a souligné que l’économie nationale demeure fortement tributaire de l’agriculture et de l’élevage, ce qui nécessite un investissement optimal dans le secteur rural, ainsi qu’une coexistence pacifique entre les différents acteurs. D’après lui, l’État tchadien, conscient de l’importance sociale et économique de l’agropastoralisme, n’a ménagé aucun effort pour mettre en place des stratégies visant à accroître durablement les productions pastorales et agro-pastorales, gage de la sécurité alimentaire.
«L’investissement dans le secteur rural devient indispensable, non seulement pour couvrir les besoins fondamentaux du bétail, mais aussi comme source d’emplois pour les populations vivant dans ce milieu », a-t-il déclaré.
Salahadine Mahamat Hassan

