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Depuis quelques années, des ustensiles de cuisine vendus par des commerçants chinois installés sur l’avenue Maldom Bada Abbas, dans la commune du 2ᵉ arrondissement de N’Djaména, attirent de nombreuses commerçantes et vendeuses ambulantes.

Ce lundi 2 février 2026, à 10 h 30, un groupe de femmes venues de différentes communes et des quartiers périphériques de la capitale prend d’assaut les boutiques détenues par des commerçants chinois. Dans ces magasins, on y trouve notamment des tasses, cuillères, glacières, assiettes, plateaux, couteaux de cuisine, louches, verres et gobelets.

Chaque commerçante vient s’y approvisionner avant de rejoindre les marchés de la capitale, tandis que d’autres sillonnent les quartiers populaires à la recherche de clients. Pour beaucoup d’entre elles, les prix sont plus abordables que ceux proposés par les commerçants tchadiens dans les marchés, ce qui leur permet de réaliser des bénéfices.

La communication entre les commerçants chinois et leurs clients reste toutefois difficile. Pour pallier cette barrière linguistique, ces derniers ont recruté des jeunes Tchadiens qui les assistent dans la vente des produits.

L’arrivée massive de ces boutiques chinoises est perçue comme un véritable ouf de soulagement pour de nombreuses femmes. À titre d’exemple, une tasse vendue à 10 000 francs Cfa dans certains marchés est proposée entre 6 500 francs Cfa et 7 000 francs Cfa dans ces boutiques. « Si j’achète des marchandises pour 50 000 francs Cfa chez les Chinois, je peux facilement réaliser un bénéfice de 20 000 francs Cfa », confie Achta Alkhali, commerçante.

Les revendeuses affirment également écouler rapidement leurs marchandises en raison des prix accessibles, effectuant parfois trois à quatre navettes par jour pour s’approvisionner auprès des commerçants chinois.

Malgré les longues files d’attente et la difficulté d’être servies rapidement, les vendeuses se disent satisfaites. « C’est parfois une vraie torture, mais nos chiffres d’affaires augmentent chaque jour », témoigne Émelie Wala, vendeuse d’ustensiles au marché d’Atrone.

Sagnoudji Francine

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