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Un délai de 45 jours est accordé aux propriétaires de véhicules de plus de 7 tonnes afin de se mettre en conformité avec la réglementation en vigueur. L’annonce a été faite ce mardi 28 juillet 2026 à N’Djaména par le directeur général du Bureau national de fret terrestre (BNFT), M. Saleh Youssouf Erda, à l’occasion d’une réunion de suivi consacrée à la réglementation des véhicules de transport de marchandises de plus de 7 tonnes immatriculés en catégorie C.
Cette rencontre fait suite à celle organisée en juin 2026. Elle s’est tenue en présence de la directrice générale des Transports de surface (DGTS) du ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Mme Benga Boy Rolande, ainsi que des représentants des transporteurs de marchandises.
Le directeur général du BNFT a rappelé l’existence d’une fraude massive impliquant des camionnettes immatriculées en catégorie C, initialement conçues pour transporter des charges de 3 à 4 tonnes, mais modifiées pour transporter plus de 7 tonnes tout en conservant leur immatriculation d’origine.
Selon lui, cette pratique engendre trois principales conséquences : un grave manquement à la réglementation, une dégradation accélérée des infrastructures routières et une concurrence déloyale au détriment des transporteurs respectueux des règles.
M. Saleh Youssouf Erda a invité les propriétaires des véhicules concernés à régulariser leur situation dans un délai de 45 jours. Il a également appelé la Police nationale, la Gendarmerie nationale et les syndicats à renforcer l’application de la réglementation dans ce secteur aux enjeux fiscaux, sécuritaires et sociaux.
Présents à la rencontre, les responsables syndicaux ont salué cette initiative et se sont déclarés prêts à accompagner cette politique de réglementation.
« Tout véhicule dont le poids dépasse 3,5 tonnes doit être immatriculé en catégorie P (porteur ou poids lourd). En restant en catégorie C, ces véhicules échappent aux contrôles et aux normes applicables », a déclaré M. Saleh Youssouf Erda.
Selon lui, les surcharges fragilisent les routes et entraînent des coûts de réparation supportés par l’ensemble des contribuables. « Ces véhicules s’accaparent une part importante du marché du fret au détriment des transporteurs respectueux de la réglementation, qui s’acquittent de leurs obligations administratives et fiscales », a déploré le directeur général du Bureau national de fret terrestre.
Habsita Béchir Djabir et Salahdine Mahamat

