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Suite aux publications jugées erronées circulant sur les réseaux sociaux concernant le sort du personnel de la Société Nationale de Ciment (SONACIM), après la signature, le 10 novembre dernier à Abu Dhabi, d’une convention-cadre portant sur la cession de l’entreprise au groupe marocain CIMAF, plusieurs sources proches du dossier apportent des précisions.
Selon des sources, cette cession s’inscrit dans le cadre du Plan national de développement (PND) « Tchad Connexion 2030 ». Les deux parties se sont depuis attelées à lever les différentes conditions suspensives prévues dans l’accord.
Conformément à la réglementation communautaire, la Commission de la CEMAC a été saisie pour un avis préalable, dans le respect des règles de concurrence applicables aux États membres.
Celle-ci a donné son accord le 16 janvier 2026.
Par ailleurs, plusieurs conditions juridiques ont déjà été levées.
Le personnel de la SONACIM a notamment fait l’objet d’une évaluation et a été régulièrement informé de l’évolution du processus.
Concernant les aspects financiers, une source indique qu’un acompte sur le prix de vente a été versé par le groupe marocain au Trésor public.
Le calcul des droits sociaux des travailleurs a également été entamé et reste en attente de validation par l’Inspection du travail ainsi que par l’Inspection générale des finances, spécialement mandatée pour un double contrôle.
Selon les informations disponibles, le repreneur conservera une partie du personnel sur la base de l’évaluation réalisée, tandis que les employés non retenus seront intégrés dans la fonction publique en fonction de leurs profils.
En outre, au-delà du prix de vente, le groupe CIMAF s’est engagé à investir, sur une période de cinq ans, une enveloppe de 12 milliards de francs CFA destinée à la remise à niveau de l’outil de production.
À ce jour, les travaux se poursuivent pour la validation définitive des droits sociaux, conformément à la réglementation en vigueur. Cette étape devrait ouvrir la voie au démarrage effectif de l’exploitation par le repreneur.
Il est également précisé que l’État tchadien et les communes demeureront actionnaires de la nouvelle structure à hauteur de 30 %.

