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Déclaré 1er au 22ᵉ concours d’agrégation en Sciences de la Santé du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), qui s’est tenu à Conakry, en Guinée, Canton Kessely Yannick se réjouit de cet exploit.
« Je pense que je vais vraiment être reconnaissant à Dieu dans tout ce qu’on fait. Être premier à ce concours, c’est une joie, une fierté. Personnellement, je dirais que c’est une fierté pour le pays, parce que c’est le pays qui est passé en premier en neurochirurgie et également pour la famille et pour les étudiants qu’on encadre. C’est un facteur de motivation pour les plus jeunes, les étudiants. Cela peut leur servir d’exemple et les encourager à aller plus loin », confie le professeur Canton Kessely Yannick.
Canton Kessely Yannick, enseignant à la Faculté des Sciences de la Santé Humaine de l’Université de N’Djaména et médecin au CHU la Renaissance, a été admis à ce concours dès sa première participation.
« C’est la première fois que j’ai tenté ce concours. Mais je me suis préparé pendant un bon bout de temps. C’est pratiquement depuis près de 10 ans que j’ai commencé à me préparer. Et même étant en spécialisation, je me préparais. Parce qu’il y avait mon chef de service, entre-temps Seydou Boubacar Bandjiam, du Sénégal, qui nous avait formés et nous préparait déjà. Il nous a beaucoup encouragés », explique le professeur Canton Kessely Yannick.
Il espère qu’à l’avenir, les autorités développeront la neurochirurgie au Tchad pour améliorer la prise en charge des patients et la qualité de la formation.
Selon lui, être bien soigné, bien formé et qualifié, mais manquer de matériel pour prendre en charge les patients, est très difficile.
« Notre souci, c’est de continuer à apprendre, et que l’État puisse aussi nous soutenir, en mettant en place un service de neurochirurgie digne de ce nom. On a beaucoup de cas de chirurgie qu’on peut valablement prendre en charge. Au niveau national, nous sommes déjà six neurochirurgiens. Et avec ce nombre, nous pouvons faire mieux. Il faut améliorer la qualité de la formation pour motiver les jeunes à faire de la neurochirurgie et rendre les cours accessibles à ces jeunes pour qu’ils comprennent », espère-t-il.
Le professeur conseille et souhaite aux jeunes de suivre cette voie, car préparer le concours remet à un niveau optimal la presse médicale. Il permet de concourir avec d’autres collègues africains.
Le Progrès
« Mon souhait est que les jeunes puissent s’orienter dans ce sens. Que tous ceux qui sont dans l’enseignement puissent s’orienter vers le CAMES. Cela va leur permettre de rehausser leur niveau. Parce qu’ils doivent être formés, recyclés, sur tous les points et sur tous les plans possibles. J’exhorterais aussi ces jeunes à viser loin, à viser le meilleur. Et je crois que le Tchadien peut faire beaucoup. On est parti à huit et tout le monde a réussi. Je suppose déjà que, sur le plan international, on est compétitif. On n’oublie pas de mettre Dieu dans tout ce qu’on fait », souhaite le professeur Canton Kessely Yannick.

