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Les activités du projet d’Engagement Régional au Sahel pour l’Apprentissage et la Collaboration dans l’Education (Relance) ont été lancées officiellement ce mardi, 14 avril 2026, à l’hôtel l’Amitié de N’Djaména.
Le projet Relance vise à renforcer les systèmes éducatifs à travers des interventions régionales et nationales coordonnées, notamment la création de l’Institut Régional du Sahel pour l’éducation (EduSahel) et le développement de l’Ecole Ouverte.
Le point focal du projet Relance au Tchad, Dr Mahamat Seid Farah, a rappelé que le projet trouve sa source dans la réunion de chefs d’Etat tenue en décembre 2021, en Nouakchott. D’après lui, depuis décembre 2021, le projet est cheminé avec les frères du Sahel, à l’époque, le Niger, Burkina, le Mali le Tchad et la Mauritanie. Mais chemin faisant, a-t-il précisé, pour de raisons qui sont de leurs, le Niger, Burkina et le Mali se sont retirés laissant le Tchad et la Mauritanie.
Pour sa part, Mme Amina Debissa Denboba, spécialiste principale en éducation pole Mondiale d’expertise en éducation à la Banque Mondiale, a souligné que cette rencontre marque la mission de démarrage du projet Relance. Selon elle, ce projet porte bien son nom, il s’agit en effet, d’une relance d’espoir, de l’ambition éducatif pour de millions de jeunes sahéliens, qui malgré les défis immenses auxquels ils font face aspirent à un avenir meilleur.
«Le Sahel est une région d’une résilience extraordinaire. Mais la région est marquée par de fragilités profondes l’insécurité, le déplacement de populations, le système éducatif qui peine à répondre aux besoins croissant de jeunes, notamment ceux vivant dans les zones transfrontalières les plus vulnérables », a justifié, Mme Amina Debissa Denboba.
D’après elle, ce projet vise à renforcer la capacité de gestion du système éducatif et d’élargir l’accès à une éducation de qualité pour les jeunes les plus vulnérables. Ces enfants et adolescents pour qui la collaboration régionale n’est pas un luxe mais une nécessité absolue.
Le projet est mis en œuvre conjointement par l’Association des universités Africaines (AUA /AAU), la République du Tchad et la République islamique de Mauritanie, avec le soutien financier de l’Association internationale de Développement (IDA) et du Fonds Fiduciaire Multi-Donateurs.
Il a été approuvé par le conseil d’Administration de la Banque Mondiale en mars 2025 et les accords de financement ont été signés respectivement le 27 et le 29 juillet 2025 avec la République du Tchad et la Mauritanie. Selon lui, le projet est entré en vigueur en février 2026, après une prorogation du délai d’entrée en vigueur accordée à la demande du gouvernement de la République islamique de Mauritanie.

