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Economie : La Cotontchad adopte une nouvelle stratégie pour faire face au retard de pluie

Les reliquats du retard de paiement sont payés aux cotonculteurs à partir du samedi 6 juillet 2024 pour ceux de la ville de Moundou et pour les autres localités, l’opération débutera dès le lundi 8 juillet 2024, a annoncé le secrétaire général chargé du commerce et de la communication de la Cotontchad, M. Ibrahim Malloum après sa tournée de terrain à Kyabé, Sarh, Koumra, Doba et Moundou.

Sa mission dans ces zones productrices de coton est de constater l’état d’avancement des semis. De s’entretenir avec les producteurs et les agents de terrains sur les difficultés ainsi que des stratégies pour sauver la campagne cotonnière en cours.

Lors d’une réunion tenue dans la salle de réunion de la Cotontchad de Moundou avec entre autres, la coordination des associations villageoises, les animateurs cotonniers de terrain, les superviseurs, les délégués cantonaux, les grands producteurs, les chefs de zone des usines et d’autres acteurs impliqués dans la filière coton.

M. Ibrahim Malloum informe que « Les sacs d’engrais de 50 kilogrammes seront désormais à 21 000 francs Cfa le sac alors que juste à côté au Cameroun il se vend à 26 000. Le prix de vente de coton grain sera à 280 francs Cfa le kilogramme », informe-t-il. Cette nouvelle qui a arraché le sourire aux producteurs.
Selon lui, cette rencontre vise à s’entretenir avec ces acteurs, faire le point sur la campagne cotonnière 2024-2025 qui se prépare. « C’est un moment de partage à cœur ouvert avec les partenaires de bons et mauvais jours afin de résoudre les problèmes posés pour la réussite de la filière coton au Tchad », ajoute, le secrétaire général chargé du commerce et de la communication de la Cotontchad.
Pour la campagne en cours, un des grands problèmes est le retard des pluies. « D’habitude, les semis commencent au mois de mai. Mais, cette année, la pluie n’était pas au rendez-vous de cette période. Il a fallu attendre la deuxième décade de juin pour commencer à pleuvoir et c’est maintenant que les gens commencent à semer que ce soit le coton ou les vivriers », constate Ibrahim Malloum qui encourage les producteurs de coton à semer jusqu’à la deuxième décade du mois de juillet. Car, le retard des pluies peut avoir d’incidence sur la fin de la saison des pluies qui pourrait être tardive. « Il faut semer et entretenir le cotonnier pour un bon rendement », incite Ibrahim Malloum.

L’accent a été mis également au cours cette rencontre sur la mise en place des facteurs de production à savoir les semences, les engrais NPK, Urée, les insecticides et les herbicides de qualité.
Les difficultés que traversent les producteurs ne sont pas perdues de vue. Dans la zone Est, le coton est pratiquement payé en dehors de quelques quantités marginales qui restent à Kyabé (97 tonnes) et Doba (105 tonnes, d’ailleurs déjà transférées à Koumra).

D’autres difficultés majeures sont la rareté et la cherté de la main d’œuvre et dévastation des champs par les animaux. « Les jeunes désertent les campagnes au profit des villes. Par exemple à Kyabé, bon nombre des jeunes ont quitté les villages pour l’orpaillage. Pour la dévastation des champs, les producteurs sont obligés de faire deux fois le semis malgré le retard des pluies », note Ibrahim Malloum.

« Le coton était traité comme locomotive car il n’y a pas des fermiers coton. Au Tchad, il n’y a pas aussi des engrais pour les autres cultures. Aujourd’hui, le sésame concurrence le coton mais n’apporte rien au sol, il l’appauvri plutôt car il n’y a pas d’engrais sésame pour amender le sol. Il faut noter aussi le prix de sésame n’est pas fixe et les producteurs ne maitrisent pas son marché », estime, M. Mbontar Ndoukon, président de l’Union nationale des producteurs de coton du Tchad l’UNPCT.

Tout en ajoutant que la culture du coton va pallier la situation de manque de pâturages par ses grains, tourteaux et autres sous produits aux animaux.

Les participants ont apprécié ces échanges car selon eux, ils en sont sortis ragaillardis et de moral haut pour se mettre au travail très rapidement possible si la dame pluie continue à leur tenir compagnie.

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