samedi, juillet 13, 2024
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Décès d’un jeune au CSP 4 : Son avocat impute la responsabilité à la police nationale

L’avocat du défunt Abdelmadjid Mahamat Hissein, Maître Nodjibé Abdoulaye exige par un point presse présenté ce dimanche 7 juillet 2024, qu’une poursuite soit engagée contre les auteurs de tortures ayant causé le décès de ce jeune père de deux enfants au commissariat de sécurité public numéro 4 de N’Djaména.

Il rapporte qu’Abdelmadjid a été appréhendé le 15 mai dernier au CSP 10 puis transféré au commissariat central, ensuite, au CSP2 d’où il a passé 18 jours avant d’être transféré une fois de plus au CSP4 jusqu’à son décès le 9 juin 2024.  » Les membres de sa famille ont fait le tour de tous les lieux de détention de la police où il a été séquestré. Mais, force est de constater que les parents ont leur a été interdit de le visiter, de soin et de nourriture sur instruction du commissaire central 2ème adjoint de N’Djaména, M. Hissein Hakouma », déclare, Maître Nodjibé Abdoulaye.

Tout en informant que la famille du défunt a déposé une plainte auprès du parquet d’instance de N’Djaména et transmis par la suite à la coordination générale de la police judiciaire afin d’ouvir une enquête contre les différents responsables où ce jeune a séjourné.  » Ce jeune a été arrêté pour des motifs jusqu’aujourd’hui, inavoués. Nous ne savons pas exactement ce qu’on lui reproche. Il a été détenu pendant 26 jours, du 15 mai au 8 juin 2024, où il a trouvé la mort suite aux conditions compliquées de détention que nous déplorons tous », dénonce, l’avocat.

Le conseil de la famille du défunt Abdelmadjid, informe qu’une autopsie a fait ressortir dans sa conclusion qu’il est mort suite à une asphyxie, comme il est asthmatique.  » Nous ne pouvons comprendre qu’on puisse garder un citoyen pendant plus de 20 jours sans être entendu sur procès verbal, sans être déféré devant le procureur de la République. Nous estimons que c’est une violation flagrante de disposition de notre code de procédure pénale par les responsables de la police », regrette, Maître Nodjibé Abdoulaye. Il souligne que la famille éplorée veut justice en traduisant ces différents responsables de la police devant la juridiction.

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