lundi, juin 17, 2024
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Société : la tomate se vend chère sur le marché à N’Djaména

Depuis quelques jours, la tomate devient de plus en plus chère sur les différents marchés de N’Djaména. Tenez, un tas de 5 tomates se vend sur les étals au prix de 500 francs CFA. Pendant ce temps, le prix d’un carton passe du simple à plus du double de 6 000 francs, il se vend désormais au prix de 14 000 francs Cfa.

Les tomates conditionnées dans les caisses sont hors de porter des commerçants détaillants. Une caisse est vendue par les grossistes à 40 000 francs Cfa, alors qu’il y a de cela quelques semaines, la même caisse de tomate se vendait à moins de 30 000 francs Cfa.

Pourtant, la tomate est à la fois un aliment consommé crue par bon nombre de Tchadiens et un ingrédient incontournable de plusieurs menus gastronomiques. Pire, en plus de son coût élevé, la tomate se fait rare sur les marchés.
En effet, le coût exorbitant du fruit a obligé certains certains vendeurs à abandonner la vente de la tomate au détriment d’autres marchandises saisonnières. C’est le cas de Fatoumata Saleh, vendeuse de tomate au marché de Diguel décide d’arrêter de vendre la tomate pour se concentrer sur la vente de légumes.

Ce mardi, 4 juin 2024, au marché « Dombolo », sis au quartier Ardep-Djoumal, dans la commune du 3ème arrondissement de la capitale, alors que des caisses de tomates se déchargeaient des véhicules les transportant, des commerçants détaillants étaient impatients de savoir le prix avant de décider. «C’est depuis plusieurs que je vends de la tomate. Mais le prix de ces derniers temps me dépasse et je suis obligé de me tourner vers d’autres marchandises en attendant que le prix revienne à la normale », s’indigne, Mme Adjidé Ali, assise à même le sol aux côtés d’autres commerçantes venues des différents quartiers de la capitale pour s’en procurer les marchandises comme à l’accoutumée.

Les caisses de tomate bien rangées sous un hangar, les clients se renseignent du prix et continuent leur chemin sans s’en procurer.
Alhadj Adoum, un grossiste, explique que la rareté de tomate sur le marché est due à l’approche de la saison de pluie qui fait diminuer la production. Car poursuit-il, le sol chauffe et perd son humidité. Et d’ajouter que, l’insuffisance de pluies dans les zones productrices de tomate, notamment, dans le Lac constitue l’un des facteurs.


Mme. Julienne B, une ménagère, rencontrée au marché « Dombolo » se plaint de l’augmentation du prix sur les marchés. «Auparavant, avec seulement 500 ou 1000 francs on peut avoir une bonne quantité de tomates pour consommer. Mais, aujourd’hui, 5 petites tomates se vendent à 500 francs Cfa », regrette-t-elle.

Cette situation est un coût dur pour bon nombre de ménages tchadiens, sachant que la contribution de la tomate dans leur vécu quotidien n’est plus à démontrer.

Mahamat Saleh Koyoma Lawandji

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