dimanche, juillet 21, 2024
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#Tchad : Un gouvernement, une configuration, un cahier de charge

Quarante hommes et femmes à leur tête le chef du gouvernement doivent désormais conduire sous lautorité du Conseil militaire de transition (CMT), la transition au Tchad après le décès du président le maréchal Idriss Déby Itno (décédé le 20 dernier). Ce gouvernement est-il représentatif pour conduire la transition ?


Le Tchad est dans une période politique d’exception. La mort du président de la République a ouvert la voie pour sa succession. Même si l’ordre constitutionnel n’a pas été respecté, les choses semblent avancer et la transition fait son chemin. La nomination d’un premier ministre et la formation de son gouvernement prouvent que la machine est lancée.


Selon l’esprit de la charte de transition, le gouvernement assure l’exécution des lois. Il veille au bon fonctionnement des services publics, à la bonne gestion des finances publiques et domaine de l’Etat, des entreprises et des organismes publics. En plus de ses missions, le gouvernement doit aussi organiser un dialogue entre les Tchadiens pour conduire aux prochaines élections, présidentielle, législatives et autres.


Cependant, à la publication de la liste des membres du gouvernement, un bon nombre des Tchadiens ne semblent pas être convaincus par sa configuration. Effectivement, en termes de configuration, le CMT semble avoir obtenu un grand soutien en faisant participer certains partis politiques de l’opposition dite radicale comme l’UNDR, le PLD, le MNCT. Il sagit là d’une une caution importante pour casser la dynamique de la contestation qui appelle au retour à l’ordre constitutionnel. Kebzabo dont quelques militants ont trouvé la mort lors de la manifestation contre le CMT le 27 avril dernier, a désormais tourné la page. Il n’est plus dans la contestation, mais plutôt dans la participation active. L’enseignant-chercheur, Mahamat Ahmat Al-Habo, l’héritier au PLD du professeur Ibni Oumar Mahamat, parmi les premiers contestateurs de l’autorité du CMT, est aussi dans une nouvelle logique. Il est le garde des sceaux. Al-Habo a une lourde responsabilité de gérer la Justice, un département qu’il connait bien pour avoir géré par le passé.
Le jeune Mahamat Lazina du MNCT, parmi les contestateurs du sixième mandat du maréchal, puis contre la prise du pouvoir par le CMT a mis aussi « de l’eau dans son vin ». Il a félicité nommément le président du CMT, le fils du maréchal, le premier ministre, pour le choix porté sur sa personne.
En plus de ces partis politiques dits de l’opposition, d’autres ont de représentants dans ce gouvernement. Nous avons, entre autres, l’URD du chef de file de l’opposition parlementaire, du PDI dont la présidente Lydie Béassemda était candidate à la dernière présidentielle, de l’ARD, du Viva RNDP du doyen Kassiré Coumakoye, le RNDT Le Réveil du premier ministre de la transition Pahimi Padacke Albert, du MPS l’ancien parti au pouvoir de la majorité présidentielle ainsi que d’autres partis comme le MUR, Alwassat, Sonore, l’UDT.


On constate aussi la présence des personnes sans étiquette politique comme Acheikh Ibni Oumar qui a la lourde responsabilité d’assurer la réconciliation entre les Tchadiens face à cette situation d’incertitude.

Si la configuration du gouvernement de transition est multicolore, il lui reste un cahier de charge pour mener à bien la transition. C’est surtout ce cahier de charge qui déterminera qui doit faire quoi. Parmi les points qui seront mis dans ce cahier, il y aura, (on peut se tromper), la question du dialogue inclusif, les futures élections, la rédaction d’une nouvelle constitution, entre autres.

Les jours à venir nous édifieront.

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