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 La déclaration approuvée par 16 pays africains définit un programme commun pour renforcer la sécurité hydrique, accroître les investissements et faire progresser la coopération régionale.

N’DJAMENA, 17 juillet, 2026—  16 pays et 5 organisations régionales ont signé aujourd’hui la Déclaration de N’Djamena sur l’eau à l’issue du Forum africain de l’eau, sous le thème « de la vision à l’action », réaffirmant ainsi un engagement commun à placer la sécurité de l’eau au centre du programme de transformation économique, de résilience et de développement durable du continent.

La Déclaration fournit un cadre pour accélérer l’action grâce au renforcement des institutions, à l’accroissement des investissements, au renforcement de la coopération régionale et à une plus grande participation du secteur privé. Elle reflète les principes fondamentaux de l’initiative « Place à l’eau » lancée par le Groupe de la Banque mondiale et de ses partenaires pour aider les pays à renforcer la sécurité hydrique afin de poser les bases de l’emploi, de la croissance et de la résilience.

Les Participants se sont engagés à coordonner leur action autour de quatre domaines prioritaires : garantir l’accès à l’eau pour les populations, renforcer la sécurité hydrique pour les systèmes alimentaires, protéger les ressources en eau et les écosystèmes, et tirer parti de l’eau comme moteur d’emploi, de résilience des villes et de prospérité partagée. Les signataires se sont également engagés à faire progresser les pactes nationaux pour la gestion du secteur de l’eau, à mobiliser des financements pour les investissements prioritaires et à renforcer la coopération sur les ressources en eau et les bassins fluviaux partagés. La Gambie, la Guinée, le Tchad et le Togo ont lancé leurs pactes nationaux pour la gestion du secteur de l’eau lors du Forum.

Investissement phare du Pacte national pour l’eau du Tchad, le Projet d’appui à la sécurité de l’eau et à la résilience au Tchad (PASER) contribuera à élargir l’accès aux services essentiels d’eau et d’assainissement, à améliorer les moyens de subsistance et à renforcer la capacité des communautés vulnérables à faire face aux chocs climatiques. Signé à l’occasion du Forum, il bénéficie d’un financement de 160 millions de dollars. Le Forum a également été marqué par la signature d’un financement additionnel de 50 millions de dollars en faveur du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel II (PRAPS II), qui aidera les communautés pastorales à renforcer leurs moyens de subsistance, à améliorer l’accès à l’eau et aux services d’élevage, et à gérer plus durablement les ressources naturelles dans un contexte de changement climatique.

S.E. Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République du Tchad, a déclaré : « La Déclaration de N’Djamena marque le début d’une dynamique collective inédite sur l’eau portée par l’Afrique aux côtés de ses partenaires. La sécurité hydrique n’est pas une condition périphérique du développement: sans elle, ni les emplois, ni les systèmes alimentaires, ni la santé des populations, ni la résilience aux chocs climatiques ne peuvent être garantis durablement. Le Bassin du Lac Tchad, qui fait vivre trente millions de personnes réparties dans cinq pays, est le miroir de ce que nous devons ensemble préserver et restaurer. Cette mobilisation doit désormais se traduire en actions concrètes pour donner à nos engagements la force qu’ils méritent ».

Les Participants ont souligné que la réalisation des ambitions de développement de l’Afrique — notamment la création d’emplois, le renforcement des systèmes alimentaires, l’amélioration des résultats en matière de santé et le renforcement de la résilience aux chocs climatiques et économiques — nécessitera des investissements soutenus et une coopération plus étroite autour des ressources en eau.

Organisé par le gouvernement tchadien et le Groupe de la Banque mondiale, le Forum africain de l’eau a rassemblé des décideurs de haut niveau, des institutions régionales, des partenaires de développement, des investisseurs privés, des chercheurs, des organisations de femmes et des représentants de la jeunesse afin de faire progresser la mise en œuvre de l’initiative « Place à l’eau » grâce à des solutions concrètes répondant à l’un des défis de développement les plus pressants de l’Afrique. Le forum s’est attaché à traduire les engagements dans la mise en œuvre grâce à des réformes des politiques, des institutions plus fortes, des approches de financement innovantes et une responsabilisation accrue à l’égard des résultats.

« Les aspirations de l’Afrique en matière d’emplois, de sécurité alimentaire, de résilience et de prospérité partagée dépendent avant tout de solides fondations. Et peu de fondations sont aussi essentielles que l’eau, » souligne Anna Bjerde, directrice générale de la Banque mondiale pour les opérations. « L’eau aide les populations à prospérer, les économies à se développer et les communautés à renforcer leur résilience face aux chocs.Chaque goutte d’eau utilisée de manière productive est un emploi soutenu, une récolte sécurisée et une entreprise rendue possible. »

Les Participants ont souligné que la réalisation des ambitions de développement de l’Afrique — notamment la création d’emplois, le renforcement des systèmes alimentaires, l’amélioration des résultats en matière de santé et le renforcement de la résilience aux chocs climatiques et économiques — nécessitera des investissements soutenus et une coopération plus étroite autour des ressources en eau.

« Place à l’eau » (Water Forward) est une nouvelle coalition internationale d’États, de banques multilatérales de développement, d’acteurs du secteur privé et d’organisations philanthropiques réunis autour d’un objectif commun : assurer la sécurité hydrique d’un milliard de personnes d’ici à 2030. Elle s’articule autour de trois axes — de l’eau pour les populations, pour l’alimentation et pour la planète — et a pour but de renforcer les systèmes hydriques pour qu’ils attirent des investissements, soient durables et deviennent des moteurs de prospérité et de croissance à long terme. « Place à l’eau » aligne tous les partenaires autour de Pactes pour la gestion du secteur de l’eau pilotés par les gouvernements, chacun apportant son avantage comparatif : réformes, financements ou mise en œuvre sur le terrain. Cette approche permet d’agir et d’obtenir des résultats à une échelle qu’aucune institution ne pourrait atteindre seule.

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