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Le comité de réflexion sur la réforme de la Société Tchadienne des Eaux (STE) a remis officiellement, ce lundi 13 juillet 2026, son rapport de travaux au ministre de l’Eau et de l’Énergie, M. Passalé Kanabé Marcelin.

Institué par arrêté le 9 avril 2026, ce comité avait pour mission d’étudier, avec rigueur et indépendance, les voies et moyens de doter le Tchad d’un service public de l’eau potable à la hauteur des attentes.

Onze recommandations pertinentes ont été formulées. Parmi elles, la mise en place dans des délais convenables, d’un Comité de suivi de la réforme du secteur de l’eau, chargé d’évaluer périodiquement l’état d’avancement des trois phases de la réforme et de rendre compte à qui de droit ; la création de mécanismes de paiement récurrents des factures d’eau par les structures publiques, qui représentent près de 40 % du chiffre d’affaires de la STE, ainsi que d’autres mesures.

À l’issue de la remise du rapport, le président du comité de réflexion, Mahamat Saleh Kher, a rappelé que les travaux avaient adopté une démarche participative et inclusive, en prêtant une large écoute à toutes les parties prenantes. Le comité a mené un diagnostic sans complaisance.

Il a ajouté que plusieurs options de réforme avaient été étudiées notamment la restructuration interne de la STE, la déchéance de son contrat de délégation, et sa dissolution pure et simple avec création d’une nouvelle entité.

«Chacune de ces pistes a été examinée avec sérieux, en évaluant forces, faiblesses, risques et menaces. Toutes ont montré leurs limites», a-t-il déclaré.

De son côté, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, a salué le résultat d’un travail d’équipe exceptionnel, mené tambour battant en 80 jours seulement. Selon lui, 80 jours pour transformer une difficulté majeure en opportunité durable, pour diagnostiquer, innover et proposer.

Le ministre Passalé Kanabé Marcelin a rassuré le comité que ce rapport sera examiné avec la plus grande attention, nourrira les arbitrages nécessaires et contribuera à améliorer, en qualité et en quantité, le service public d’eau potable pour les citoyens. «Il sera amendé si besoin, puis soumis à la plus haute hiérarchie», a-t-il conclu.

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