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Les enseignants membres du Syndicat des enseignants du Tchad (SET), section de N’Djaména, menacent de perturber la prochaine rentrée scolaire 2026-2027 si leurs revendications ne sont pas satisfaites.
À l’occasion d’un point de presse tenu ce lundi 17 août 2026, le secrétaire général du SET, section de N’Djaména, M. Abdelkader Djibia, a présenté les trois principales revendications des enseignants de la capitale.
Il s’agit, entre autres, du versement du demi salaire retenu au mois de février 2026. Les enseignants réclament la signature sans délai du protocole d’accord relatif à l’application intégrale du décret n° 2850 et la levée du moratoire ainsi que la signature effective des autorisations d’étude.
En l’absence de satisfaction de ces revendications dans un bref délai, M. Abdelkader Djibia prévient que la rentrée scolaire 2026-2027 sera hypothéquée.
« Les enseignants ont accompli leur devoir patriotique l’année dernière. Désormais, pour l’année 2026-2027, la balle est dans le camp du gouvernement et il portera l’entière responsabilité des conséquences qui en découleront », a-t-il déclaré.
M. Abdelkader Djibia a rappelé que les enseignants ont continué à assurer les cours, à achever les programmes scolaires ainsi qu’à organiser les examens et concours, malgré les retenues opérées sur leurs salaires. « Leur engagement aurait ainsi permis de préserver le déroulement de l’année scolaire 2025-2026 », a-t-il ajouté.
Le secrétaire général du SET, section de N’Djaména, déplore plusieurs engagements pris dans le cadre du dialogue social n’aient pas été respectés, notamment le chronogramme de 45 jours arrêté avec les partenaires sociaux afin de parvenir à l’application concrète du décret n° 2850.
Il dénonce le non-respect de la signature formelle d’un protocole d’accord destiné à garantir une trêve sociale durable.

