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Réunis ce vendredi 17 juillet 2026 à N’Djamena, le ministère de la Production agricole et le groupe indien Mahasakthi ont finalisé le lancement imminent de la mise en valeur de 5 000 hectares de riz, première étape d’un partenariat agro‑industriel de grande envergure.
Entouré de ses cadres techniques de son département, le ministre de la Production et de l’Industrialisation agricole, M. Keda Bala, a officiellement reçu une importante délégation du groupe indien Mahasakthi. Cette séance de travail marque une accélération décisive dans la concrétisation des promesses nées lors du sommet d’Abou Dabi, où un mémorandum d’entente crucial avait été paraphé.
Pour le ministre Keda Bala, le conglomérat asiatique est perçu comme un partenaire stratégique de premier plan, capable d’insuffler une dynamique industrielle inédite au secteur agricole tchadien. « Parmi tant d’autres, c’est ce partenaire qui est le plus avancé dans la mise en œuvre de notre programme dans le cadre du Plan national de développement Tchad Connect 2030 », a souligné le ministre.
L’objectif de la rencontre était de préparer le top départ sur le terrain afin de valider le projet de contrat final et planifier le lancement officiel des activités dès le mois d’août 2026, voire plus tôt.
Les discussions ont porté sur deux axes majeurs notamment, la mise en valeur immédiate de 5 000 hectares dédiés à la riziculture à N’Djamena Fara, sur un périmètre de 10 000 hectares d’intérêt public, et les démarches avancées, menées conjointement avec la SODELAC, pour identifier 10 000 hectares dans la province du Lac destinés à la culture et à la transformation de la canne à sucre.
M. Keda Bala a confirmé que le projet de contrat finalisé allait être signé très prochainement entre le groupe Mahasakthi et le gouvernement du Tchad.
En passant la parole au Président‑directeur général du groupe, M. Rajkumar, le ministre a acté le démarrage d’un partenariat technologique et social de long terme avec l’Inde, positionnant son département en première ligne de la souveraineté alimentaire du Tchad.
M. Rajkumar a présenté les valeurs et la puissance de ce conglomérat, affirmant qu’en Inde, la maison‑mère Shakti collabore avec plus de 100 000 agriculteurs et emploie 30 000 salariés, tout en finançant massivement des hôpitaux, des écoles et des bourses d’études. Il a insisté sur le fait que l’implantation au Tchad ne se limitera pas à une logique commerciale, mais reproduira le modèle social inclusif appliqué en Inde.
Pour garantir la réussite du projet, M. Rajkumar a dévoilé une feuille de route méthodique, incluant le lancement initial d’un site pilote de 100 hectares pour tester une dizaine de variétés de riz sélectionnées par des scientifiques, afin d’identifier les plus adaptées au climat local.
Il a également mis l’accent sur le transfert de compétences. « Des experts agronomes s’installeront à N’Djamena pour former les producteurs locaux aux meilleures pratiques (gestion de l’eau, engrais, préservation des semences traditionnelles non‑OGM) afin de maximiser les rendements », a-t-il promu .
L’homme d’affaires indien a invité le ministre Keda Bala à se rendre en Inde pour visiter les infrastructures sucrières et industrielles du groupe.
Les tracteurs de Mahasakthi, porteurs d’espoir et de technologies, sont désormais attendus de pied ferme par les agriculteurs de N’Djamena Fara dès le mois prochain.

