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Les leaders des partis politiques dont Attahir Mahamat Moussa de l’APR, Amine Diibrine Alwali du PJD et Yacoub Hassaballah du RDR issus de l’opposition démocratique tchadienne ont dénoncé ce mercredi 14 janvier 2026, une manœuvre qu’ils qualifient de grave et dangereuse autour de la désignation de ses représentants au sein du Cadre Permanent de Dialogue Politique (CPDP). Lors d’un point de presse tenu à la radio FM Liberté de N’Djamena, ces derniers ont rejeté en bloc la liste validée par décret présidentiel, qu’ils jugent illégitime, non consensuelle et contraire aux textes fondateurs du CPDP.

Selon eux, la liste transmise aux autorités et entérinée par décret résulte d’une initiative unilatérale du chef de file de l’opposition, Pahimi Padacké Albert, qui aurait décidé seul de la représentation de l’ensemble des partis. 

Les opposants rappellent que le décret n°1060/PR/PM/MATD/2025 du 2 juin 2025, créant le CPDP, stipule clairement dans son article 8 que : « Les membres de la coordination sont désignés par leurs composantes respectives, en tenant compte de la représentativité et de l’inclusivité. » Ils précisent en outre dans l’article 12 que : « Ne siègent au Cadre Permanent de Dialogue Politique que les premiers responsables des formations politiques légalement reconnues ».

Or, affirment-ils, aucune consultation n’a eu lieu, et la liste actuelle ne reflète ni la diversité ni la légitimité de l’opposition. Les leaders de l’opposition ont déclaré que l’opposition se désolidarise de toute décision issue d’un CPDP constitué sur cette base. 

Ils exigent l’annulation immédiate du décret n°3274/PR/2025 signé par le Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, estimant qu’il viole les principes de représentativité et d’inclusivité. À défaut, ils annoncent leur intention de saisir la Cour suprême pour contester la légalité de la procédure. « Aucun dialogue politique sérieux, inclusif et crédible ne peut exister sur la base de l’exclusion, de la manipulation et du mépris des règles établies », ont-ils insisté.

Malgré cette crise, ils affirment que l’opposition rester unie, vigilante et déterminée à défendre la vérité, la justice et l’avènement d’un État fondé sur le pluralisme politique et le respect des textes républicains. « Nous sommes prêts à défendre nos droits et à nous battre pour l’avenir démocratique de notre pays. Et nous ne faillirons pas », ont-ils soutenu.

Ali Moussa Alkorbawi

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