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Un groupe de jeunes s’est spécialisé depuis quelque temps dans la vente ambulante de sucre, transporté dans des brouettes ou des bassines non couvertes, exposant ainsi les consommateurs à divers risques sanitaires. 

Cette activité, bien qu’elle constitue une source de revenus pour de nombreux jeunes, ne respecte pas les conditions élémentaires d’hygiène.

Ce mardi 13 janvier 2026, dans les principaux marchés et carrefours de la capitale, le sucre est étalé à ciel ouvert. Transporté dans des brouettes ou des bassines, il est souvent exposé à la poussière des voies bitumées, notamment dans les zones en chantier, où la circulation est dense.

Le vent, la poussière et les gaz d’échappement des véhicules recouvrent le sucre d’une couche de particules nocives. Dans certains cas, les commerçants tentent de le couvrir avec du plastique ou d’utiliser de la fumée pour éloigner les mouches.

« Le sucre est utilisé dans la préparation des boissons et des repas, ce qui augmente les risques de contamination pour les ménages », avertit un médecin.

Dr Madjidanem Prudent, médecin spécialiste au Centre Hospitalier Universitaire de Référence de N’Djaména, explique que ces sucres mal protégés peuvent être à l’origine de maladies bactériennes comme la fièvre typhoïde, à cause des mouches et des particules chimiques qui s’y déposent.

« On achète parce que c’est moins cher, mais on voit bien que le sucre est sale », confie une ménagère rencontrée au marché de Dembé. Une inquiétude partagée par de nombreux consommateurs, conscients des dangers mais limités par leur pouvoir d’achat.

« C’est une activité de survie, mais il faut l’encadrer pour protéger la santé publique. Il faut sensibiliser les vendeurs et effectuer des contrôles réguliers par les services d’hygiène de la mairie de N’Djaména », propose Mme Achata Makine, rencontrée au marché de Mil.

De son côté, Allahou Moussa, commerçant au marché Al-Afia, plaide pour une intervention plus efficace de la mairie : « Qu’elle assure ses responsabilités en matière d’hygiène et d’assainissement, au lieu de se contenter de percevoir les droits de place journaliers, sans rendre les marchés propres ».

Sangnoudji Francine

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