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Les vendeurs ambulants sur le rond-point et les alentours du pont à double voie exposés quotidiennement à des risques d’accidents de circulation de voie publique. Ils mettent aussi leur vie en danger en cherchant à écouler leurs marchandises.
Ce samedi 3 mai 2025, aux environs de 9 heures 15 minutes, une vingtaine de jeunes garçons âgés de 17 à 22 ans, font une course poursuite dans tout le sens à la recherche des clients. Ils proposent le pain aux propriétaires des véhicules surtout aux voyageurs en partant vers le sud du pays.
L’on observe, à leurs mains ou sur leurs têtes, des plastiques remplis de pains qu’ils proposent aux automobilistes. « 10 pains à 1000 francs Cfa », crient ces vendeurs ambulants du pain.
Si bien que cette activité leur permet de subvenir à leurs besoins et soutenir leur famille, mais cette manière de vente du pain constitue un grand danger pour ces jeunes.
Interrogés beaucoup d’entre eux estiment que, le commerce du pain est une question de survie, car, ils en tirent profit. « Je vends du pain ici depuis deux ans et c’est ça qui me fait vivre », confie Ndoumtel Enoch, un jeune âgé de 20 ans, rencontré en plein sous un soleil ardent avec trois plastiques remplies du pain.
Les vendeurs ambulants sont ravitaillés par des grossistes et en tirent un petit bénéfice allant de 25 à 50 francs CFA par pain. Surtout pendant le week-end, leurs chiffres augmentent comme beaucoup de personnes partent au jardin.
Ils reconnaissent que la course-poursuite derrières les véhicules constituent pour eux des risques d’accident. Des automobilistes s’est disent agacés par la façon ou ces jeunes vendent leur pain. « Ils n’hésitent pas à faufiler entre les véhicules et mettent leurs têtes dans ma voiture pour me proposer le pain », M. Allawane Mahamat, habitant le quartier Gassi.
«J’ai failli me faire renverser voire écraser plusieurs fois par les véhicules sur ce rond-point par manque d’opportunité d’emploi », se rappelle, le jeune Kouladjim Arnaud, vendeur ambulant du pain.
D’autres déplorent que ces pains proposés par ces vendeurs soient souvent exposés à l’air libre et à la poussière, cela constitue un danger pour la santé.
Selon Adam Malick, un passager rencontré au rond-point à double voie, cette situation doit interpeller les autorités du pays afin de créer des opportunités d’emplois pour les jeunes. « Par de manque de travail que ces jeunes garçons sont obligés de vendre à la sauvette de pain pour se prendre en charge. Ou soit, leurs parents n’ont pas de moyen et dont, ils sont obligés de chercher de quoi à manger », ajoute-t-il.
Francine Sangnoudji

