dimanche, juin 23, 2024
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Musique : le rappeur Omaarson tient en haleine l’IFT

Annulé à cause de la dernière pluie, abattue sur une partie de la capitale, le vendredi dernier, le concert du rappeur Omaarson Jérusalem s’est tenu, « exceptionnellement », dans la soirée de ce samedi 3 juillet 2021, dans la salle de spectacle de l’Institut Français du Tchad (IFT).

Par un mélange savant de reggae, rap et des performances artistiques, l’artiste, plusieurs fois primés dans les différents festivals organisés au pays et en Afrique, a tenu en haleine, les nombreux mélomanes.


Grâce à une présence scénique parfaite et une voix puissante, le natif d’Abidjan propose un voyage commençant par la spiritualité, l’engagement citoyen, la cohésion sociale, la vie de couple avant d’aboutir à l’unité de l’Afrique.

Omarsoon, c’est une voix forte qui parle à l’âme sur une mélodie langoureuse. Avec « Jah is m’y way », Omaarson Jérusalem infuse de la haute spiritualité balançant les spectateurs dans les origines du reggae. Sa plume tranchante, déversant des rimes « vivantes », arrive à transporter le public dans son monde. Fidèle à lui même, il excelle dans la veine du rap contestataire, hardcore, tout en prônant l’unité nationale pour une cohabitation harmonieuse. « Si seulement on pouvait s’accepter. On pouvait vivre comme des frères et enterrer la hache de guerre », souhaite-t-il.

De par son engagement, le musicien se positionne en tant que défenseur des jeunes filles en s’attaquant au mariage précoce. « Malheureusement ce fléau persiste ».
L’unité de l’Afrique est remis sur la scène dans « Mama Africa ». En abordant l’exil et les différents risques, Omaarson Jérusalem, invite les jeunes à une prise de conscience et autravail.

M’Res, l’autre valeur montante du rap et du slam tchadiens, l’épaule dans cette lutte en appelant les jeunes à ne pas traverser la Méditerranée à la recherche d’un quelconque Eldorado en Occident.
« Dans la vie, un homme doit se battre. Il faut travailler pour manger à la sueur de son front », conseille-t-il.

Attaché à ses origines, il fait monter, à ses côtés, son compagnon, Piff Pikini du groupe de rap Shifna (Gabao 2009) pour se souvenir de leur guetto qui « pleure ». Les problèmes de couples se trouvent étaler dans son duo avec la rappeuse Lincy.

L’immense talent du rappeur Omaarson Jérusalem a fini, à la fin, par convaincre certains mélomanes sceptiques. « Le garçon dégage une énergie incroyable sur scène.

Omaarson n’a pas sa place au Tchad. Sa place est ailleurs », insiste un mélomane, assistant à son premier concert de l’artiste.

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