#Tchad : La saison de pluie isole la province de Sila

La saison de pluie isole le chef-lieu de la province de Sila, la ville de Goz-Beïda.

Le manque de voie des communications, couvert d’un paysage montagneux avec plusieurs Ouadis saisonnires. Il est très difficile d’accéder par la route pendant cette période d’hivernage.

Sila, est une province inaccessible, accidentée est pleine des rivières qui bloquent toutes les activités commerciales et rendant la vie chère aux passagers ainsi qu’à la population locale.
Cette situation est une aubaine pour les propriétaires des véhicules tout-terrain, des jeunes nageurs qui s’activent toute la journée au bord du fleuve pour valider leur journée.
Bethea est l’un de point de traversées des voyageurs en partance vers Goz-Beïda, d’Abéché à Goz-Beïda, en passant par Abdi, l’on constate l’inexistence des pistes surtout pendant cette saison de pluie.
Entretemps, les passagers, se plaignent de tracasseries routières. « Venez par ici, je vais vous traverser de l’autre côté de la rivière à vil prix », appelle un jeune homme la vingtaine d’années.

Du chef-lieu de la province du Ouaddaï pour arriver à la destination finale qui est la ville de Goz-Beïda, les usagers feront plusieurs jonctions et sur une distance de deux cents kilomètres, un passager débourse au moins 110 500 francs Cfa pour atteindre le chef-lieu de la province de Sila. Cet enclavement rend énormément la vie chère dans l’ensemble de la province.

À cet effet, les prix des denrées alimentaires ainsi que les carburants sont exorbitants, un fuit de gas-oil coûte 190 000 francs Cfa, celui de l’essence se vend à 205 000 Francs Cfa. Le coro du mil pénicillaire s’achète à Goz-Beïda à 800 francs Cfa, tandis que celui du sucre coûte 3 000 Francs Cfa. Par contre, une bouteille d’eau minérale est vendue à 1000 Francs Cfa.

Les frais de transport, varient de jour aux jours. Dès qu’il pleut, il est automatiquement en hausse sur l’ensemble de la chaîne des transports en passant par les propriétaires de véhicules, des mototaxis ainsi que ceux de chariots. 
Cette augmentation des prix de transport s’explique par plusieurs raisons de l’éloignement et ensuite, le mauvais état de la route qui relie la ville d’Abéché à celle de Goz-Beïda qui est complètement dans un état de dégradation avancée.

Selon le préfet du département de Kimiti, M. Hassan Adoum Fouda, la province de Sila est totalement enclavée pendant cette période de pluie. Les routes sont impraticables. Pour accéder à la ville de Goz-Beïda, il faut faire un contournement. Soit le voyageur prend la route d’Adé avant d’atterrir à Goz-Beïda. Et là encore, précise-t-il, s’il n’a pas plu. Si le jour où il pleut, les passagers sont obligés d’attendre des heures ou de jours avant de traverser l’eau.

Une passagère rencontrée avoue qu’elle a quitté Abéché pour destination de Goz-Beïda a fait quatre jours avant d’arriver.
Voyager vers la province de Sila en cette période de pluie est un parcourt de combattant. La population de Goz-Beïda lance un cri de cœur à l’endroit des autorités du pays notamment, le président du conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Deby Itno de leur venir en aide surtout en leur construisant les routes et des ponts pour leur permettre de vaquer normalement à leurs activités.

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