Fête de Ramadan : Les ateliers de couture entament le dernier virage

À quelques jours de la fête du mois saint de Ramadan, les ateliers de couture dans les différents marchés et quartiers de la ville de N’Djaména sont pris d’assaut par les pères de familles et autres usagers.


Ainsi, les couturiers s’activent afin de respecter le délai de livraison des commandes de leurs clients. Le dernier virage est décisif pour le parton des ateliers qui leur permet de faire un bon chiffre d’affaire durant ce mois béni.


Du quartier Mardjan Daffack dans la commune du 2ème arrondissement, au marché du Diguel dans la commune du 8ème arrondissement en passant par Ambassatna dans le 3ème arrondissement, l’on peut entendre le vrombissement des groupes électrogènes.

L’ambiance entre tailleurs et clients s’entremêlent aux bruits de pédales des machines à coudre.
Bien que des pères de famille et autres usagers s’évertuent à trouver un habit, les couturiers estiment qu’il n’y a pas encore un bon engouement.

Les coupures intempestives d’électricité ralentissent aussi les activités des ateliers de couture.


Le patron d’un atelier de couture confie que, les coupures sans cesse d’électricité ont perturbé leurs activités. C’est pourquoi, beaucoup d’entre eux ont été obligés de payer un groupe électrogène en utilisant un carburateur à gaz pour limiter les dépenses au détriment de l’essence, explique-t-il.


La population ne s’intéresse pas comme avant à la fête surtout faute de moyen, a devait compléter maître tailleur Habib Ahmat au quartier Diguel Riyad. Il cite entre autres, la situation politique du pays avec le décès du maréchal président, le couvre-feu qui a duré deux semaines, et ensuite, les coupures d’électricité qui nous n’ont pas favorisé un bon climat d’affaire.
Maître Habib de poursuivre qu’au début, il n’y a pas assez de clients, mais c’était vers les deux dernières semaines que les usagers commencent à venir, alors qu’il est impossible pour nous de prendre leurs tissus. Par ce que nous ne pouvons pas leur coudre à temps, dit-il. « À défaut de l’électricité, j’étais obligé de payer un groupe électrogène pour la machine de broderie », a-t-il justifié.

MSK Lawandji

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