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À travers une déclaration rendue publique ce vendredi 10 juillet 2026, quatorze (14) membres éminents parmi lesquels des fondateurs, d’anciens présidents, des membres du Conseil consultatif (Choura) et des imams de grandes mosquées, ont exprimé leur rejet catégorique des conclusions du congrès prévu le lendemain, 11 juillet 2026, et contestent le leadership du Dr Yahya Ibrahim.
Née pour promouvoir la saine doctrine de l’islam, corriger la pratique du culte et offrir des services sociaux sans distinction de tendances ou d’intérêts personnels, l’association traverse aujourd’hui une zone de fortes turbulences d’après les signataires.
Selon les signataires, l’élan d’unité qui avait prévalu en 2012 lors de l’élection consensuelle du Dr Yahya Ibrahim à la présidence, lors d’un grand congrès tenu au ministère des Affaires étrangères, s’est brisé.
Les contestataires reprochent sévèrement au président actuel d’Ansar As-Sunna Al-Muhammadiyya son incapacité à mettre en œuvre les résolutions issues de ce congrès, l’accusant d’avoir provoqué des divisions internes par une gestion jugée défaillante, une concentration sur ses propres institutions privées et une violation flagrante des statuts fondamentaux de l’organisation.
Ils avancent plusieurs griefs :
1. Le non-respect des statuts de l’association.
2. La création d’une structure parallèle et l’édification de centres privés sur des terrains appartenant à l’organisation.
3. Le non-respect de la durée légale du mandat présidentiel.
4. L’utilisation des ressources de la Jama’at à des fins personnelles.
5. La marginalisation du Conseil consultatif (Choura) durant ses huit premières années de mandat.
Face à ce qu’ils qualifient d’accaparement des ressources communes au profit d’intérêts individuels, les signataires déclarent nul et non avenu le congrès convoqué pour le 11 juillet 2026, affirmant qu’il est contraire aux textes fondamentaux. Ils rejettent l’utilisation du nom de l’association ou de ses ressources pour servir des structures privées et appellent l’ensemble des membres à préserver l’unité et la mission originelle du mouvement.
Les 14 signataires exhortent toutes les forces vives à œuvrer pour une réconciliation globale et inclusive, dans le respect strict de la charte de l’association. Ils invitent au calme, à la retenue et au règlement des différends par le dialogue et les voies légales et administratives.
Le document est signé par plusieurs personnalités de la Jama’at, dont le Cheikh Dr Mahamat Nahar Zene, ancien président, cofondateur de la Jama’at et du Centre général, membre du Conseil consultatif (Choura), membre de la Haute Commission chargée de superviser la mosquée du Centre général, imam et prédicateur de la mosquée Khalid Ibn Al-Walid.

