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Les enseignants de N’Djaména, membres de la section du Syndicat des enseignants du Tchad (SET), ont sollicité ce vendredi 1er mai 2026, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, du gouvernement la restitution, dans un bref délai, de leur demi-salaire prélevé au mois de février dernier, ainsi que la signature du protocole d’accord relatif au décret n° 2850.
Ils demandent également la mise en œuvre de mesures d’accompagnement pour lutter contre la cherté de la vie, l’octroi de terrains aux enseignants de N’Djaména, une meilleure répartition des ressources humaines, ainsi que la nomination d’agents compétents à la tête des directions techniques.
Les enseignants exigent en outre la dépolitisation du système éducatif.
Placée sous le thème : « L’enseignant tchadien face aux promesses non tenues : entre précarité salariale et attente de l’application du décret n° 2850 », cette mobilisation a été l’occasion pour le secrétaire provincial du SET de N’Djaména, M. Abdelkader Djibia, d’interpeller le gouvernement sur le quotidien difficile des enseignants, marqué notamment par des classes surchargées, un manque d’infrastructures adéquates, des ressources pédagogiques limitées et des conditions de travail qui nécessitent une amélioration urgente.
« Il est regrettable de constater que certains responsables syndicaux, au nom de leurs intérêts personnels et mesquins, sont prêts à trahir nos convictions », a déploré M. Abdelkader Djibia.

