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Les commerçantes du marché de Dembé, dans la commune du 7ᵉ arrondissement de N’Djaména, se plaignent de leur délocalisation, qui a entraîné une baisse de leur chiffre d’affaires.
Depuis trois semaines, les femmes vendeuses exercent désormais leurs activités à l’intérieur du chantier de construction du marché, resté inachevé.
Ce mercredi 25 mars 2026, aux environs de 10 heures, un élément de la police municipale était posté à l’entrée du marché. À l’intérieur, les vendeuses installent des parasols et des hangars de fortune pour se protéger du soleil.
Des étals sont alignés à même le sol, proposant des tomates fraîches, des légumes, des poissons fumés ainsi que divers produits de consommation courante.
Certaines commerçantes apprécient cette réorganisation, qui améliore leur sécurité et leurs conditions de travail. Toutefois, elle entraîne aussi une baisse notable de la clientèle, laissant de nombreuses vendeuses avec des invendus et dans l’incertitude.
L’initiative des autorités communales, visant à sécuriser les activités commerciales et à fluidifier la circulation, est globalement saluée par les femmes commerçantes, longtemps exposées aux risques d’accidents, de vols et d’embouteillages.
« Depuis que nous sommes à l’intérieur du mur, nous sommes en sécurité. Avant, il y avait trop de désordre et des vols fréquents », a confié une vendeuse de légumes.
Cependant, selon certaines vendeuses, la clôture a engendré un déséquilibre commercial. D’après elles, de nombreuses commerçantes peinent à écouler leurs marchandises. Cette situation résulte du changement d’emplacement, les clients ayant perdu leurs repères habituels.
Mme Mantayanouba Fortune, vendeuse de tomates, témoigne : « Depuis mon installation à l’intérieur du mur, je n’arrive plus à vendre mes tomates comme avant. Je me retrouve souvent avec des invendus. Peut-être qu’il nous faut du temps pour retrouver nos clients », explique-t-elle.
Une cliente rencontrée sur place renchérit : « Avant, je savais exactement où acheter mes produits. Maintenant, je dois faire le tour du marché pour retrouver mes fournisseurs et, parfois, je repars sans rien. »
Après cette réorganisation, plusieurs commerçantes évoquent une baisse significative de leurs revenus. Certaines sollicitent une meilleure organisation afin de faciliter l’orientation des clients.
Sangnoudji Francine

