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Le dimanche 8 mars, le ministre de l’Education nationale et de la Promotion civique a été l’invité du journal, une émission phare de la radio et télévision du Tchad. Occasion qui a permis à Aboubacar Assidick Choroma d’affirmer une position ferme du gouvernement vis-à-vis du personnel enseignant qui avait observé une grève durant deux semaines.
Alors que la section de la ville de N’Djaména du Syndicat des enseignants du Tchad (SET) qui est dans le collimateur du gouvernement a levé le mot d’ordre de grève après l’intervention du président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, suivie de son engagement, voilà que le chef du département de l’Education nationale, durcit le ton en annonçant la suppression effective du salaire des enseignants durant les jours où ils étaient en grève.
Seuls les enseignants de provinces dont les salaires ont été coupés par erreur sont rappelés et verront le paiement total de leur dû. « Les enseignants qui sont alignés à N’Djaména ont commencé par percevoir leurs salaires. Et ceux de N’Djaména qui ont observé la grève vont être payés à la fin du mois de mars. On va faire le rappel pour les quinze jours observés », a laissé entendre Aboubacar Assidick Choroma.
Que fait-on des enseignants ayant poursuivi les activités pédagogiques ?
Actuellement, c’est l’ensemble des enseignants affectés dans la circonscription de N’Djaména qui sont privés de leurs salaires du mois de février, sans distinction. Et pourtant le ministre de l’Education national reconnaît que « même dans la ville de N’Djaména, il y a des lycées, surtout des classes d’examens n’ont pas arrêté ». Il précise que « surtout les enseignants de classes de 3ème et terminale, se sont sentis responsables de l’avenir de ces enfants. Ils n’ont pas observé la grève, dans la plupart des établissements».
Face à cette réalité, l’on se demande si le gouvernement va traiter la situation des enseignants intervenant dans les établissements de N’Djaména au cas par cas ou leur faire subir un même sort.
Pour le moment, rien n’est plus clair. Et que fait-on de l’engagement pris par le Chef de l’Etat auprès du syndicat ? Beaucoup d’enseignants attendent des réponses.
Entre-temps, l’on apprend que le bureau exécutif du SET pour la ville de N’Djaména a convoqué une réunion d’urgence pour examiner et apprécier les propos inattendus du ministre de l’Education nationale et de la Promotion civique.
La Rédaction

