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Un réseau de huit présumés braconniers, impliqués dans la mort de deux rhinocéros au Parc national de Zakouma, arrêté puis présenté à la presse ce vendredi 17 avril 2026 à la direction générale de la garde forestière et faunique, située à Farcha, dans le 1er arrondissement de N’Djaména.

Ces individus interpellés le 31 mars dernier dans la province du Guéra, à l’issue de plusieurs mois d’enquête. Ils s’apprêtaient à vendre des cornes de rhinocéros pour un montant estimé à 100 millions de francs CFA l’unité.

Le groupe est composé d’exécutants et de complices. Selon les autorités, certains membres auraient eu recours à des pratiques mystiques auprès de marabouts, censées leur assurer une protection occulte. Une croyance qui n’a toutefois pas empêché leur arrestation.

Le directeur général de la Garde forestière et faunique, Ousmane Abdoulaye Oningué, a rappelé que le rhinocéros avait disparu à l’état sauvage au Tchad depuis les années 1975, avant d’être réintroduit grâce à un partenariat entre le gouvernement tchadien et African Parks, avec l’appui des autorités nationales et sud-africaines.

Il a indiqué que le braconnage survenu le 25 mars 2025 dans le Parc national de Zakouma, au cours duquel deux rhinocéros femelles ont été abattues, avait suscité une vive indignation. « À la suite de cet acte, les autorités avaient promis de retrouver les responsables », a-t-il déclaré.

Après plusieurs mois d’investigations, les services de la Garde forestière et faunique ont réussi à démanteler ce réseau criminel dans la province du Guéra. Celui-ci comprenait le braconnier principal, des complices, des charlatans supposés fournir une protection mystique, ainsi qu’un acheteur.
« Les criminels avaient prévu de vendre les cornes pour 100 millions de francs CFA et avaient prêté serment pour garder le secret », a-t-il souligné, précisant que les suspects seront traduits en justice conformément aux lois en vigueur.

Réaffirmant la fermeté des autorités face à la criminalité environnementale, il a insisté : « Les forêts ne sont pas des zones de non-droit, mais des refuges pour la faune ». Il a enfin lancé un appel aux populations locales à collaborer avec les autorités en dénonçant les actes de braconnage, rappelant que la protection de l’environnement est une responsabilité collective.
Salahadine Mahamat Hassan

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