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Lancée officiellement ce jeudi 1ᵉʳ octobre 2026 à Ati, chef-lieu de la province du Batha, la rentrée scolaire 2026-2027, a repris timidement à N’Djaména. Du lycée Moderne de Guinebor au lycée Cheikh Zaïd Ben Sultan, en passant par le lycée Brahim Mahamat Itno, les salles de classe demeurent encore très peu occupées par les élèves.
Le constat est identique dans la plupart des établissements visités. Les cours se déroulent avec un effectif réduit, tandis que certains parents continuent d’inscrire leurs enfants ou de retirer leurs bulletins de notes. Aux lycées Félix Éboué et Sacré-Cœur, la rentrée est principalement marquée par une grande opération de nettoyage. En revanche, au Lycée technique commercial, les élèves sont déjà en classe et suivent régulièrement les cours.
Au lycée Moderne de Guinebor, situé dans le 1ᵉʳ arrondissement de N’Djaména, le proviseur, M. Mbaigoloum Ndoubé, a assuré que malgré les difficultés, des dispositions avaient été prises pour garantir la reprise des activités scolaires : « L’administration accueille également les parents d’élèves pour les inscriptions », a-t-il expliqué.
De son côté, M. Kouma Lagring, enseignant de Sciences de la vie et de la Terre (SVT), a indiqué que les cours avaient démarré depuis le 15 septembre pour les classes d’examen, et que les élèves des classes intermédiaires rejoignaient progressivement ceux de Terminale et de Troisième. Il a d’ailleurs invité ces derniers à maximiser leurs chances de réussite en consultant des annales et en établissant des fiches de révision : « L’enseignant, déjà débordé, ne peut pas accompagner chaque élève à domicile », a-t-il précisé.
Au lycée Cheikh Zaïd Ben Sultan, le proviseur, M. Seïd Djimet Fachir, a indiqué que quatre enseignants étaient présents ce matin pour dispenser les cours aux classes de Cinquième et de Quatrième. Pour leur part, des élèves de Terminale affirment que la reprise se déroule bien de manière générale : « Depuis le 15 septembre, nous sommes fidèles au poste », a confié l’un d’eux.
Enfin, au lycée Brahim Mahamat Itno, la situation est plus mitigée. Si certains élèves sont bien installés en classe pour suivre les cours, d’autres restent dans la cour, faute d’enseignants.
Salahadine Mahamat Hassan

