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Les oulémas et les responsables des écoles coraniques ont été sensibilisés, ce jeudi 24 septembre 2026, par le Conseil national des affaires islamiques du Tchad (CNAI).
Les échanges ont porté sur la lutte contre la mendicité et toutes les formes d’exploitation des enfants.
La rencontre, qui s’est tenue à l’amphithéâtre de la Grande Mosquée Roi Fayçal de N’Djamena, vise à sensibiliser les responsables de ces établissements sur la nécessité de renforcer la protection des jeunes apprenants et d’améliorer leurs conditions de vie et d’apprentissage.
Les échanges ont abouti à la présentation d’un plan d’action destiné à moderniser l’enseignement coranique, à corriger les insuffisances constatées, à optimiser les mécanismes de suivi et de protection, ainsi qu’à garantir un meilleur cadre d’accueil pour les élèves.
Le président du CNAI, cheikh Abdaldjaïm Abdallah Ousman, a annoncé le lancement de l’opération « Zéro mendiant » à N’Djaména.
Il a estimé que la majorité des personnes qui s’adonnent à la mendicité dans les rues et sur les voies publiques ne sont pas de véritables élèves des écoles coraniques. Selon lui, il s’agit plutôt de personnes en situation de vulnérabilité qui s’attribuent à tort le statut de « talibés ».
Cheikh Abdaldjaïm Abdallah Ousman a rappelé que dans la tradition islamique, le terme « Mouhajirines » désigne spécifiquement des élèves qui se déplacent pour apprendre et mémoriser le Saint Coran.
Le leader religieux a fermement condamné la pratique consistant à pousser les enfants à la mendicité ou à la collecte d’argent, ainsi que toute forme de négligence ou d’exploitation de la part de certains maîtres coraniques. C’est dans cette optique que le CNAI a annoncé le lancement prochain d’un recensement général des écoles coraniques, en étroite collaboration avec le gouvernement.
« J’appelle les parents, les maîtres et responsables des écoles coraniques, les autorités, les organisations non gouvernementales et les bienfaiteurs à unir leurs efforts pour assurer la prise en charge des talibés », a plaidé le cheikh Abdaldjaïm Abdallah Ousman.
Pour le Conseil national des affaires islamiques, la protection des enfants, la préservation de leur dignité et la sauvegarde de la mission éducative des écoles coraniques constituent une responsabilité collective. « Celle-ci nécessite l’implication de l’État, des familles, des responsables des écoles coraniques et des différentes institutions de la société », a-t-il souligné.

