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Le Programme National de Diététique et de Sécurité Sanitaire des Aliments (PNDSSA), en partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial, l’Union Européenne et le Réseau des Jeunes pour la Nutrition au Tchad, a organisé ce vendredi, 20 février 2026, au CEFOD, une conférence-débat, placée sous le thème : « La sécurité sanitaire des aliments, la science en action ».

La rencontre a vu la présence des chercheurs, ainsi que les étudiants. Conférences-débat axée sur les enjeux liés à la sécurité alimentaire et au rôle de la science dans l’élaboration des politiques publiques. Animée conjointement des experts nationaux en santé, notamment, Dr Djoumadoum Kimassoum, Pr Hamed Maklouf, Pr Mahamat  Béchir, Dr Amina Kinika et a pour objectif de sensibiliser et renforcer la prise de conscience de citoyens sur la sécurité sanitaire des aliments, pilier fondamental de la santé publique.
Selon le paneliste, à l’échelle mondiale, les maladies d’origine alimentaire affectent des millions de personnes chaque année, avec des conséquences humaines et économiques majeures.

Dr Amina Kanika en situant le contexte, a rappelé que 600 millions de personnes dans le monde tombent malade dont 420 000 en meurent chaque année, selon OMS en 2024. Par ces décès, a précisé Dr Amina Kanika, 25,2% de la mortalité totale dans le monde est attribuable à une combinaison de facteurs de risques d’origine nutritionnelle.
D’après Mme Amina Kanika, cette crise sanitaire provoque une problématique économique avec de perte de productivité et de dépenses médicales lourdes. Elle a relevé qu’au Tchad, malgré l’existence d’un cadre institutionnel, plusieurs défis majeurs demeurent encore. Le secteur reste informel, caractérisé par une insuffisance des laboratoires de contrôle, d’une faible culture de risque chez les consommateurs et d’un contrôle limité des importations. « Ces faiblesses contribuent à la persistance des maladies liées à l’alimentation », a-t-elle précisé.

Pour sa part, Pr Mahamat Béchir, a mis en avant l’approche One Health, rappelant l’interconnexion entre la santé humaine, animale et environnementale. Tout en alertant sur l’usage abusif des antibiotiques, souvent consommés par de patients sans prescription. «L’utilisation abusive des antibiotiques est un phénomène qui favorise la résistance microbienne et complique les traitements »,a-t-il alerté.

Face à ces enjeux, les intervenants ont estimé que le PNDSSA, avec l’appui technique et financier de ses partenaires, doit intensifier ses actions de renforcement des capacités institutionnelles, mener des inspections sanitaires dans les usines de transformation et autres, organiser de formations à l’endroit des acteurs de la chaîne alimentaire et d’une sensibilisation de masse à la population.

Les échanges ont permis au public de connaître davantage les fondements scientifiques de la sécurité sanitaire des aliments, basée sur l’identification et la maîtrise des dangers biologiques, chimiques et physiques que  présentent les denrées alimentaires.

MSK. Lawandji

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