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Le vice-président du Syndicat Indépendant des Enseignants du Tchad (SIET), M. Tohou Kokissolo, a dénoncé, lors d’un point de presse tenu ce lundi 12 janvier 2026, l’arrestation du président du syndicat, M. Djimoudel Faustin, qu’il qualifie de dérive autoritaire sans précédent.
Il tient pour seuls responsables le ministère de l’Éducation nationale et de la Promotion civique ainsi que ses complices, de tout ce qui pourrait arriver durant la détention de M. Faustin.
Selon lui, l’arrestation du président du SIET n’a pour seul motif que d’avoir porté la voix de milliers d’enseignants en appelant à une grève légitime pour exiger l’application du décret n° 2850.
M. Tohou Kokissolo estime qu’il s’agit d’une manœuvre arbitraire visant à museler le corps enseignant. « En s’attaquant à un leader syndical, le pouvoir cherche à nous intimider et à nous empêcher de revendiquer des conditions de vie et de travail décentes. Nous dénonçons avec la plus grande fermeté cet acte d’un autre âge, digne des régimes les plus sombres, qui piétinent les libertés syndicales garanties par nos textes fondamentaux », a-t-il déclaré.
Il exige la libération immédiate et sans condition de Djimoudel Faustin. En cas de maintien en détention, le vice-président du SIET appelle l’ensemble de la communauté enseignante à une malédiction solennelle contre les auteurs et complices de cette arrestation. « Le mot d’ordre est simple : tant que le décret n° 2850 ne sera pas signé, tant que le président Faustin restera en prison, les enseignants resteront à la maison. Pas de liberté pour le leader, pas de craies dans les salles de classe », a martelé, M. Tohou Kokissolo, vice-président du Syndicat Indépendant des Enseignants du Tchad (SIET).

