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Les oignons rouges en provenance d’Abéché inondent actuellement les différents marchés de N’Djaména à des prix abordables.
Le coro d’oignons se vend à 1 000 francs CFA, un tas de 30 à 40 gousses est proposé à 500 francs CFA, tandis que six gousses se négocient à 100 francs CFA.
Très prisés par les ménages pour la préparation des repas, et parfois utilisés contre le rhume, ces oignons sont pourtant vendus lentement malgré leur abondance. Les commerçants appellent à des solutions de stockage et de conservation pour éviter les pertes.
Au marché de Dembé, les étals débordent d’oignons d’Abéché, notamment, en tas, en coro ou en sacs, ils occupent chaque recoin du marché. « Les prix sont vraiment abordables cette année. On peut acheter selon ses moyens. L’oignon d’Abéché est de petite taille, ce n’est pas comme celui du Cameroun », témoigne Aline, ménagère.
Du côté des vendeurs, la situation est plus compliquée. « Il y a beaucoup d’oignons, mais les clients achètent en petite quantité. On vend, mais doucement », explique Mahamat, commerçant. Face à cela, certains consommateurs achètent en gros pour constituer des réserves pour éviter que les prix grimpent dans les prochains jours.
Le sac d’oignons se vend actuellement entre 15 000 et 20 000 francs CFA, contre 30 000 à 40 000 les années précédentes. « Nous les faisons venir de près de 1 000 kilomètres. Le vrai problème, c’est la conservation. Si on avait des entrepôts bien ventilés, on éviterait beaucoup de pertes », s’inquiète Abdallah Azarak, commerçant au marché de Mil.
M. Chérif Khassim, père de famille, appelle le gouvernement à soutenir les ménages à travers des politiques de stockage, de conservation et d’accompagnement des commerçants. « En valorisant la production locale, comme celle d’Abéché, et en sécurisant la chaîne de distribution, l’État pourrait stabiliser les prix et renforcer la sécurité alimentaire », souligne-t-il.
Sagnoudji Fraince

