vendredi, avril 19, 2024
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#Tchad : La CTDDH se dit atterrée par la situation des détenus de la prison de Klessoum

La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’homme (CTDDH ) s’est dit profondément atterrée par les traitements inhumains degradants et cruels dont sont victimes les detenus du bagne de Klessoum en général et des opposants armés prisonniers de guerre en particulier.

C’est le contenu d’un communiqué de presse signé par son secrétaire général Mahamat Nour Ibedou.


En effet, aux mépris des Conventions de Genève ratifiees par le Tchad notamment celles relatives aux traitements à réserver aux prisonniers de guerre, les 496 detenus du Front pour l’alternance et la Concorde au Tchad (FACT) faits prisonniers lors des recentes batailles au Nord du pays vivent dans des conditions infrahumaines, écrit-il.
« Apres avoir confié à L’UNICEF une centaine d’entre eux considérés comme mineurs, les autorités tchadiennes se sont appliquées à faire subir aux autres , les traitements les plus cruels :
Mise au régime de la diète noire : privation volontaire et drastique de nourriture et d’eau.; cette pratique a entraîné la mort de 27 d’entre eux évacués nuitamment des cellules par les gardiens à un rythme d’au moins 2 par jours. Privation des soins de certains blessés dont les plaies se sont dangereusement infectées.
Tous ces prisonniers au vu de ces traitements sont devenus des squelettes décharnés et donc méconnaissables », rapporte le secrétaire général du CTDDH Mahamat Nour Ibedou.


La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’homme (CTDDH) estime qu’il est urgent d’agir et n’entend pas laisser se perpétrer le scénario des 44 detenus de boko-Haram morts en prison à N’Djaména en avril 2020 par suite de mauvais traitements.


Par ailleurs la CTDDH dit n’a aucune nouvelle de 5 responsables du FACT detenus dans des lieux secrets ; ll s’agit de: « Mahamat Bahr Bechir, Mahti Béchir, Mahamat Dazi Ali, Hassane Djibrine
Moussa ABDERAHMANE ».


La CTDDH s’est dit inquiète sur le sort de ces prisonniers qu’elle n’a pas reussi à les localiser dans tous les lieux de détention connus d’elle.


La Convention Tchadienne de Défense des droits de l’homme (CTDDH )rappelle aux autorités tchadiennes que ces compatriotes sont des prisonniers de guerre et qu’à ce titre, ils doivent bénéficier du droit de visite de la Croix-Rouge et de traitements decents et donc d’un procès équitable avec une garantie de Défense.


Elle exige l’arrêt immédiat de ces traitements « humiliant,dégradant et cruels » qui sont une négation de la dignité humaine.

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