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TABASKI : Les prix de moutons tels qu’ils se présentent sur les marchés

La communauté musulmane du Tchad à l’instar de celle du monde commémora la fête de l’Aïd-el-Kebir ou Aïd-al-ada, la Tabaski ou fête de mouton, la semaine prochaine, probablement, le vendredi 31 juillet 2020, correspondant au dixième jour du mois de Zoul-hadja. La principale préoccupation pour le musulman pour cette fête est d’immoler un mouton, s’il en a les moyens. N’DJAMENA ACTU.COM a fait le tour des marchés de bétail pour faire la situation.

A quelques jours de la fête de Tabaski le prix de moutons est en hausse dans les différents marchés de la capitale. Il varie entre 90 000 FCFA à 40 000 FCFA.

Dans la matinée de ce samedi 25 juillet 2020 au marché de Diguel dit rond-point SNER, l’ambiance est calme sous une forte chaleur quelques marchands se reposent sous les hangars de fortune, d’autres débout au milieu de leurs moutons en attendant d’éventuels clients.


« Le marché n’est pas comme lannée dernière. A cette heure nous avons déjà vendus beaucoup des moutons », déclare M. Mahamat Ali commerçant au marché de bétail de Diguel. Il informe que beaucoup de personnes attendent la veille ou le jour de la fête pour venir acheter leur mouton.
Concernant, le prix élevé des bétails, les commerçants avancent comme argument que faute de pluie beaucoup de ces animaux ont été élevés à la maison et ça coûte cher en termes d’entretiens et la rareté du pâturage. D’autres disent que la pandémie de la COVID-19 ne les a pas permis d’aller chercher les bétails à l’intérieur du pays.
Selon, Mahamat Ali tous les commerçants attendent impatiemment ce moment pour multiplier leur chiffre d’affaires, mais, la pandémie de la Covid-19 a impacté négativement la vente de mouton. « Nous n’avons pas pu aller vers l’intérieur du pays comme nous avons l’habitude de faire pour aller chercher les moutons afin de venir les vendre à un prix abordable. Ce qui a créé l’inflation de prix dans les marchés », souligne, un autre commerçant.
Vers 11 heures 30 minutes quelques rares clients arrivent au marché. « Je suis venu juste pour me renseigner sur le prix. Mais, avec cette allure beaucoup de personnes ne vont pas égorger un mouton. Imagine le prix qui varie de 100 000 FCFA à 40 000 FCFA. Ces prix ne sont pas à la portée du tchadien moyen », lâche, un client au marché de Diguel communément appelé « Chari Sittine », dans la commune du 8ème arrondissement de la ville de NDjaména.
Hormis les marchés dédiés exclusivement pour la vente des bétails plusieurs autres se créent dans les quartiers et les grands carrefours de la capitale. D’autres clients préfèrent aller attendre les commerçants à lentrée de N’Djaména vers la sortie Nord et Sud. « Nous avons payé deux moutons à 120 000 FCFA en raison de 60 000 FCFA par tête et c’est un bon prix par rapport à ce qui se vend dans les marchés. Car, je suis sorti depuis 9 heures pour sillonner les marchés et un ami ma sifflé de voir vers Lamadji pour intercepter les commerçants, histoire d’avoir l’animal à un prix abordable » se réjoui, Moussa Adamou à la sortie nord vers le cimetière de Lamadji.
L’espoir est tout de même permis. A en croire plusieurs vendeurs, d’ici le jour de la fête, les prix pourront baisser, ou d’autres troupeaux de bétail feront leur entrée à N’Djaména pour permettre au Tchadien moyen d’avoir un mouton à immoler entre 30 000 FCFA à 35 000 FCFA.

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