UEAC – Cémac : le projet de budget 2022 examiné par les ministres en charge des finances

Une session extraordinaire du Conseil des ministres de l’Economie et des Finances de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC) s’est tenue ce 28 février dernier à Yaoundé.

Elle est consacrée à l’examen et l’adoption du projet de budget de la sous-région Cémac pour l’exercice 2022.

Le montant soumis à l’appréciation des ministres s’élève à plus de 94 milliards 200 millions de FCFA en recettes et dépenses, pour les institutions, institutions spécialisées et agences d’exécution de la CEMAC. Plus de 70 % de ce budget- soit 64 milliards 459 millions 559 mille Fcfa, devrait provenir des recettes de la Taxe Communautaire d’intégration (TCI). Le budget 2022 est en hausse de 5,59 % contrairement à celui de 2021.

Le président de la Commission de la Cémac, Pr Daniel Ona Ondo, explique cela par la prise en compte des indemnités de fin de mandat des différents responsables des Institutions communautaires. Également, par la prévision de l’apurement de la dette due à l’Union européenne. Il est prévu un renforcement du recouvrement de cette taxe communautaire et l’accroissement des ressources extérieures. Aussi, la réduction des charges de fonctionnement et l’encadrement des charges sociales pourront permettre de supporter les charges.

Le président de la Commission de la Cémac, Pr Daniel Ona Ondo, a rappelé que « l’examen du projet de budget pour l’exercice 2022 revêt un caractère particulier. En effet, il intervient dans cette période troublée par un contexte économique difficile et de crise de la Covid-19 dont les effets ont un impact non négligeable, pour nos Etats membres, nos entreprises comme pour les populations ».

Le projet de budget selon le président est la conséquence du chantier des réformes institutionnelles engagées aussi bien pour l’UMAC que pour l’UEAC dans la consolidation de l’intégration régionale en zone CEMAC. « Ces réformes se traduisent nécessairement par une augmentions des charges et à contrario, un faible niveau de recouvrement de la TCI, la soutenabilité budgétaire se trouve en danger » soutient-il.

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