TRANSPORT : Le désarroi des clients tchadiens de la Royal Air Maroc

La compagnie Royal Air Maroc (RAM) a cessé de desservir le Tchad depuis l’ouverture de l’espace aérien le 1er août 2020. Aucune explication n’a été donnée aux responsables de l’aviation civile, les agences de voyages et leurs clients qui détiennent de billets validés sur le motif de la suspension de ses vols vers N’Djaména.
Selon une source la desserte de Royal Air Maroc vers le Tchad est plus politique qu’économique et la compagnie dit que les taxes sont chères, entre autres, raisons. Des négociations seraient en cours et d’ici le 1er septembre peut être les vols vont reprendre vers le Tchad, affirme la même source, qui se montre en même temps sceptique, quant à la reprise des vols vers le Tchad.


Entre temps, plus de 100 tchadiens de l’extérieur comme ceux de l’intérieur, des étudiants, des commerçants, des personnes malades parties se soigner, d’autres en visite familiale au pays sont désemparés. Ils ne savent à qui s’adresser pour leur trouver une solution, alors qu’ils détiennent des billets, soit simple ou aller-retour. Les détenteurs de ces billets attendent une compensation dans une autre compagnie ou le remboursement des frais dépensés.
Le responsable d’une agence de voyage à N’Djaména, souligne que, tous les tchadiens qui étaient en France avec un billet de la Royal Air Maroc ont été contactés par la compagnie afin de changer leur billet dans une autre compagnie pour rentrer au pays. « Ceux qui sont en Afrique et d’autres continents sont désorientés car la compagnie n’a pas prévu pour le moment un plan de changement de billet dans d’autres compagnies. Je reçois des appels de l’intérieur comme de l’extérieur de la part de mes clients pour voir si le voyage aura lieu vers le Tchad avec la RAM. Mais, je n’ai pas des explications car nous aussi, on a émis des billets en perte alors que la compagnie ne répond pas à nos mails », déclare-t-il.
« Une de mes clientes était obligés de payer un autre billet pour rentrer au Canada alors qu’elle détient le billet d’air Maroc. Et les compagnies n’acceptent pas le billet simple (aller ou retour) beaucoup de voyageurs seront contraints de payer encore cher », informe, le responsable de l’agence. Selon lui, la compagnie doit annoncer en principe la suspension au moins à un mois alors que beaucoup des personnes ont les billets en main.
L’on apprend aussi que le bureau de la Royal Air Maroc à N’Djaména est fermé. Le représentant résident au Tchad serait rentré dans son pays par une autre compagnie.
« J’ai ma mère qui se trouve pour le soigne chez mon petit en Amérique depuis février dernier. Pour rentrer au pays depuis le mois d’août je suis en train de courir vers les agences pour avoir des informations mais au dernier moment, on m’a fait savoir qu’il faut payer un autre billet. Un autre billet aller-retour nous revient cher, autour de 2 millions FCFA », regrette Ali Moussa d’air désespéré devant une agence.
Les clients de la RAM souhaitent l’implication des autorités tchadiennes afin qu’une solution soit trouvée pour permettre à beaucoup des tchadiens bloqués de regagner le pays. La solution la plus souhaitée par les uns et les autres, est que la RAM reprenne la desserte vers la capitale, N’Djaména.

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