#Tchad : Moussa Wade Djibrine invite la PJ au respect du délai de la garde à vue

Le nouveau procureur de la République près du tribunal de grande Instance de N’Djaména, Moussa Djibrine Wade invite, lors de son installation, les éléments de la police Judiciaire aux respects du délai de la garde à vue des personnes mises aux arrêts dans les différentes infractions.

Aussi, déclare-t-il, une guerre sans merci à toutes les personnes, qui s’attaquent, physiquement et violemment, les femmes et les enfants.

Pour lui, le premier devoir de l’Etat est de protéger la société contre les actes qui la menacent dans son existence, sa cohésion, ses valeurs et son organisation et d’assurer ses institutions, dont la justice en est la locomotive.

« Ce dernier temps, nous constatons des comportements antisociaux, qui se développent contre, d’abord, toutes les personnes dans leur ensemble, mais, en particulier, contre les femmes et les mineurs. Ces genres de pratiques doivent cesser, puisque le rôle du procureur de la République, représentant de la société, est de protéger cette société par l’application stricte de la loi. Lorsqu’on est citoyen lésé, on ne doit pas rendre justice soi-même. Parce que rendre justice soi-même, c’est commettre une vengeance et la vengeance n’a pas la forme du droit », prévient M. Moussa Wade Djibrine.

Il relève que « les citoyens doivent savoir que nous sommes dans un Etat de droit, un Etat organisé. Et quand on vit dans un Etat de droit, un Etat organisé, on doit faire un effort pour arrimer son comportement aux règles qui président la société et le fonctionnement de l’Etat ».

Le procureur de la République d’attirer l’attention de la police Judiciaire sur le respect strict du délai de la garde à vue. Aussi, les arrestations arbitraires, illégales doivent cesser. « Lors qu’un citoyen commet une infraction, on doit le gérer conformément à la procédure en vigueur dans un Etat. On doit remonter l’information au procureur de la République et ensemble avec le procureur de la République l’affaire sera gérée conformément à la procédure », rappelle-t-il.

« Lors qu’un citoyen commet une infraction avec une arme, peu importe la nature de cette arme, cette arme devient un scellé de la justice. Puisque c’est un moyen de preuve, qui doit absolument accompagner les procédures au parquet », insiste Moussa Wade Djibrine, le procureur de la République.

Il tient à le rappeler que toutes les pratiques qui portent atteintes physiques aux personnes et surtout, les violences faites aux femmes doivent cesser et les auteurs de trois derniers cas sont arrêtés et ils répondront de leurs actes devant le tribunal conformément à la loi. « Les citoyens doivent comprendre que lors qu’on vit dans une société organisée, un Etat, on a accepté aliéné une partie de sa liberté à la communauté. Donc on doit respecter les règles qui régissent le fonctionnement de l’Etat. Un Etat, c’est un ordre. Un Etat n’est pas un désordre », conclu, M. Moussa  Wade Djibrine, procureur de la République près du Tribunal de Grande Instance de N’Djaména.     

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