Tchad : Au coeur du transport des étudiants en période de Covid-19

Faculté des Sciences Exactes et Appliquées de l’Université de N’Djaména située à Farcha. A 6 heures, ce vendredi 4 décembre 2020, les premiers bus viennent de déposer une vague d’étudiants. A l’arrêt du bus, on peut entendre le vrombissement du tuyau d’échappements. Ça se bouscule pour la descente. Chacun veut quitter le bus pour franchir le portail de la faculté.


Rien ne montre que l’on est en période de pandémie où des mesures barrières comme le port de masque ou la distanciation sociale sont exigés par le gouvernement. Les quelques rares étudiants qui disposent du masque appelé cache-nez, ne le portent pas correctement. Les étudiants censés être des personnes instruites, conscients du danger, ne semblent pas mesurer la gravité de la situation. Ignorance ou négligence, les étudiants fréquentent leurs facultés comme en temps normal.


Or, au départ avant la reprise de cours dans les universités, les autorités universitaires ont insisté sur le respect de mesures barrières. Mais ce dernier temps, les mesures sont systématiquement violées par les étudiants. Le nombre fixé par les autorités rectorales de 50 étudiants par bus n’est pas respecté.

Azibert Malloua S.E. de l’UNET de l’Université de N’Djaména


Le secrétaire exécutif de l’Union Nationale des Etudiants Tchadiens (UNET) section de l’université de N’Djamena M. Azibert Malloua, explique qu’au départ, les étudiants ont été accompagnés par la présidence de l’université en leur distribuant de masque par semaine. Chacun peut avoir deux voire trois cache-nez. Sur instructions de la présidence de l’université de N’Djamena, à l’entrée tout comme à la sortie, le port de cache-nez est obligatoire, y compris aux enseignants et aux étudiants, chose que beaucoup d’enseignants ont appliqué, a-t-il souligné.
Pour lui, cette instruction a été appliquée par certains enseignants. «Vous savez que dans toute épreuve humaine y a de défauts et de qualités. Sinon beaucoup d’enseignants refusent l’accès à la salle aux étudiants sans masque. Certains enseignants sont cléments avec les étudiants, ils les laissent entrer sans cache-nez dans la salle », observe le secrétaire exécutif de l’Union Nationale des Etudiants Tchadiens (UNET). Azibert Malloua rappelle que, pendant un temps, les autorités rectorales et le centre nationale des œuvres universitaires (CNOU) les ont accompagnées avec les dispositifs de lavage de mains, par 15 bus loués pour résoudre le problème de transport.


A Toukra où sont logées d’autres facultés de l’Université de N’Djaména, dans l’Amphithéâtre Liège de faculté de sciences humaines et sociales en plein cours sans cache-nez, ni le respect de la distanciation. A. Abdramane, étudiant en première année de sociologie confie que beaucoup d’étudiants ne portent pas le cache-nez dans le bus ni dans la salle. Sauf, ajoute-t-il, un professeur de l’économie politique qui contrôle le port de masque. Il exige aux étudiants à son cours de porter leur cache-nez. « Vous-même, vous aurez à constater, nous n’avons pas de gel hydro alcoolique, ni savon. Les dispositifs de lavage de mains sont là mais les étudiants ne les utilisent pas », regrette Djamadjibeye Mbainaye, rapporteur général du bureau de la coordination de la faculté de sciences de l’éducation de l’Université de N’Djamena.
MSK. Lawandji

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