TABASKI : Le retour aux villages pour fêter en famille

A 48 heures de la célébration de la fête de Tabaski ou fête de mouton, la capitale se vide, du moins de certains de ses habitants, notamment, ceux qui préfèrent aller fêter en famille dans leur village respectif. Une habitude qui se répète très souvent. Quelles sont les raisons de ce phénomène  N’Djaména Actu.com a fait un tour dans quelques gares routières.
Dans la matinée de ce mercredi 29 juillet 2019, aux environs de 8 heures 30 minutes, la gare de voyage communément appelée « Taacha Moussoro » située dans la commune du 2ème arrondissement, est noire de monde. Chacun cherche à prendre la première occasion des voitures qui sortent à destination de sa localité.
Composés essentiellement des commerçants, des vendeurs ambulants et autres catégories socioprofessionnelles, ces voyageurs vont profiter de cette fête pour aller rendre visiter à leur famille et de prendre un temps de repos loin du bruit de la ville. D’autres, préfèrent envoyés leur enfant pendant cette fête au village pour faire la connaissance de leurs parents et s’imprégner de la vie de la campagne.


Entre temps, à la gare de « Taacha Moussoro » règne un bon climat de bon vivre, les commis de charge, vendeurs ambulants, dockers chacun, cherche à faire des bonnes affaires. Beaucoup des usagers se plaignent du prix élevé de transport. Une fois les bagages chargés dans les camions, pour respecter les gestes barrières, les commis font embarquer huit personnes et la grande partie de passagers prendra un autre bus pour être acheminer jusquà Pont Bellilé localité située à 25 kilomètres à la sortie nord de la ville de NDjaména. Une fois sur place un camion peut transporter entre 20 et 25 voyageurs.


A « Taacha Moussoro » la grande destination de ces voyageurs est le grand nord du pays notamment les provinces du Kanem, Lac, et Barh El Ghazal. « Faute de moyens j’ai pas pu aller fêter le ramadan avec mes enfants compte tenu de la crise de la pandémie de la COVID-19. Les activités au niveau des marchés ont repris avec un grand retard. Alors cette fois-ci Dieu merci je vais passer quelques temps avec ma famille, et passé la saison de l’hivernage au village », se réjouit, Malloum Abakar, en train d’embarquer pour son village situé à 10 kilomètres de la ville de Ngouri dans la province du Lac.
« La fête se tient dans un moment difficile marqué par le Coronavirus qui a bloqué les activités. Cest pourquoi je préfère aller rendre visite à mes parents au village. Même le clando ne rapporte pas grand chose comme avant depuis un certain temps », se lamente un jeune diplômé en chômage.


L’ambiance est la même dans les autres gares de la capitale à Dembé et à NDjari pour la destination des passagers vers le sud et l’Est du pays. Ici, les premiers bus ont quitté vers l’aube et les autres sont sur le point de quitter la gare.

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