Société : La LTDH condamne la violation des établissements scolaires par les policiers

Le président intérimaire de la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH) Me Adoum Mahamat Boukar dans un communiqué de presse condamne la violation des locaux des établissements scolaires et universitaires et la répression des étudiants et élèves de l’université Roi Fayçal, de l’Université de N’Djamena, des lycées Felix Eboué et du Technique Commercial de N’Djamena en dates du 14 et 16 mai 2022 par les policiers.

La LTDH dénonce par ailleurs, les arrestations et exige la libération immédiate et sans conditions, des leaders de la société civile et ceux de Wakit-Tamma dont M. Gounoung Vaima Ganfaré, Me Koudé Mbainaissem, Massar Hissein Massar, Youssouf Korom arrêtés suite à la marche du samedi 14 mai dernier.

Me Adoum Mahamat Boukar indique qu’il est aberrant de demander aux initiateurs d’une marche autorisée d’assurer la sécurité. Selon lui, il appartient aux forces de l’ordre d’encadrer et d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, car le maintien de l’ordre est une mission régalienne de Etat. « Sur l’itinéraire autorisé de la marche, il n’y a eu aucun dégât. Ce qui prouve que les initiateurs de la marche se sont bien comportés. Les actes de vandalisme constatés çà et là sont en dehors de l’itinéraire autorisé donc c’est la défaillance des forces de sécurité », relève Me Adoum Mahamat Boukar. Tout en rappelant que la responsabilité ne peut en aucun cas être imputée aux leaders de la société civile.

Le président intérimaire de la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homm estime que la poursuite des avocats obéit à une procédure spéciale. Inviter ces leaders à une réunion pour les arrêter ou leur tendre de guet-apens relève d’un autre âge et par conséquent viole les textes de la République notamment la loi 33 et le code pénal, fustige, Me. Adoum Mahamat Boukar.

La LTDH regrette ces irrégularités et se dit émue par l’acharnement dont sont victimes les deux avocats Maîtres Koudé Mbaïnaissem et Max Loalngar. Appelant au sens de responsabilité des autorités, Maître Adoum Mahamat Boukar invite les autorités à œuvrer pour une société Tchadienne démocratique soucieuse du respect des droits de l’homme et qui garantisse à tous l’accès aux libertés publiques. Le président de la LTDH exhorte les pouvoirs publics à plus de lucidité et au respect des engagements internationaux.

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